LE GOUVERNEMENT NOUS VEND DU POUVOIR D’ACHAT

« Pouvoir d’achat : vous êtes impatient… Nous aussi », tel est le message d’une campagne publicitaire lancée le 23 juin par le gouvernement. François Fillon a en effet déclaré vouloir « tirer parti des réformes réalisées, nos concitoyens doivent pouvoir s’informer précisément de leurs droits, c’est tout le sens de cette campagne qui durera trois semaines ».

La publicité rappelle quelques réformes censées avoir amélioré le pouvoir d’achat des français depuis l’arrivé des sarkozistes au pouvoir. Sont ciblées : la défiscalisation des heures supplémentaires, l’exonération d’impôt pour les jobs étudiants, la caution pour le loyer réduite à un mois et le crédit d’impôt au titre des intérêts d’emprunt.

« Vous êtes impatients de gagner plus d’argent grâce à vos heures sup’ » assène le spot publicitaire pour nous rappeler ces séduisants bobards de campagne !

Oui monsieur Fillon, nous connaissons très bien vos réformes puisque nous les déplorons, nous sommes scandalisés par le montant de la TIPP, par les franchises médicales, l’augmentation du prix du gaz et par toutes les autres réductions du pouvoir d’achat que votre gouvernement a opéré jusqu’à présent.

Oui monsieur Fillon ! Désormais la caution du loyer n’est que d’un mois ! Mais dans le même temps les loyers ont augmenté de 5% et les spéculateurs de l’immobilier se vautrent dans la richesse en nous imposant des prix exorbitants.

Oui monsieur Fillon ! Nous recevons la hausse de 0,9% du Smic annoncée pour juillet comme une insulte compte tenu de l’inflation vertigineuse des denrées alimentaires essentielles.

Et enfin NON monsieur Fillon ! Gâcher 4 millions d’euros de nos impôts pour que l’UMP tente vainement de justifier sa politique désastreuse n’était pas franchement nécessaire..

Avec cette nouvelle provocation, le gouvernement repousse de loin les limites de l’indécence, et le ton méprisant du message véhiculé a pour unique effet d’exacerber la grogne générale du peuple français.

« LE CAPITALISME TOUCHE À SA FIN »
DETTE DE L’ETAT : 47000 EUROS PAR FRANÇAIS