LA DÉSAFFECTION DES FRANÇAIS POUR LES ÉLECTIONS : LA DÉMOCRATIE EN DANGER ?

Se déroulait dimanche 15 juin dernier le premier tour de la cantonale partielle de Fréjus, dans laquelle sans surprise, le notable candidat de la Majorité départementale « sans étiquette », Maurice Accary, est arrivé en tête avec 52,09% des voix, devant la socialiste Elsa Di Meo-Belkhodja.

Le Front National était représenté dans ce scrutin par David Rachline, qui avait été élu en mars dernier, au conseil municipal avec 12,50% des suffrages, ce qui faisait de lui le plus jeune conseiller municipal de ce mouvement.

Ce 15 juin, le jeune candidat frontiste a amélioré légèrement en pourcentage son score des municipales avec près de 13% des voix (12,87%), se hissant en troisième position. Une très forte abstention qui a doublé par rapport au scrutin de référence de 2004 (79,67% contre 38,87% il y a quatre ans) ne lui a pas permis de se qualifier pour le second tour, auquel se voit contraint M. Accary, faute d’avoir atteint le quota de 25% des inscrits.

Au deuxième tour, Maurice Accary remporte assez largement ce scrutin avec 67,35% des suffrages. La gauche socialo-communiste et sa candidate Elsa Di Meo-Belkhodja rassemble 33% des suffrages.

L’événement marquant des cette élection partielle du mois de juin aura été, outre la remontée électorale du Front National dans la région malgré l’abstention, la massive abstention des électeurs qui, pour près de 80%, ont boudé les urnes.

Inquiétante démobilisation des électeurs qui ne présage rien de bon pour le débat démocratique dans l’avenir. Peut-être est-t-il temps que les responsables politiques s’interrogent sérieusement sur les raisons qui font que les Français se désintéressent totalement de leur avenir. Pour cela encore faudrait-il que ces élites le regrettent, la question est posée, le débat lancé…

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