JEUX OLYMPIQUES : LES BARS INTERDITS AUX NOIRS ET MONGOLS

Cela fera bientôt 45 ans qu’un des discours les plus importants de l’Histoire a été prononcé. Un discours qui a fait souffler un vent d’espoir sans précédent; sur des millions d’américains; et sur des centaines de millions de personnes dans le monde. De ce discours, nous en avons tous le titre en mémoire mais nous sommes peu à l’avoir lu ou écouté. Malgré cela, nous connaissons tous les raisons qui ont amené Martin Luther King à mener un combat sans relâche, jusqu’à ce jour du 28 août 1963 où il a prononcé son fameux « I Have A Dream ». Nous connaissons aussi tous le message qu’il souhaitait transmettre aux américains, mais aussi à tous les citoyens de ce monde.

De ce discours, je ne citerai qu’un seul passage : “Je fais le rêve que mes quatre jeunes enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés pour la couleur de leur peau, mais pour le contenu de leur personne.”. Il avait à cet époque 34 ans et ses enfants ont aujourd’hui entre 45 et 53 ans.

Or, à l’heure où j’écris ces mots, nous sommes le 21 juillet 2008. Et il est une nation dans le monde, une nation vers laquelle le monde entier porte un regard attentif depuis de nombreux mois, une nation qui porte un cinquième de l’Humanité, une des nations où se jouera l’avenir du monde durant le 21ème siècle. Et c’est sur le sol de cette nation que va se dérouler d’ici quelques jours, le plus haut symbole de paix, de respect et d’union des peuples que représentent les Jeux Olympiques. Un événement qui se joue au-delà des couleurs de peau, au-delà des religions et au-delà des handicaps autour d’une seule cause, une cause universelle : celle du sport.

Ayant appris la nouvelle qui annonce qu’à Pékin, des consignes ont été données par les autorités de la ville pour interdire l’entrée des bars aux Noirs et aux Mongols, j’ai comme beaucoup été profondément meurtri. J’ai attendu quelques jours avant d’écrire car j’étais perdu entre colère et désemparement. Il ne s’agit là d’aucune affaire démagogique ou de bonne conscience, il s’agit seulement et simplement d’une émotion humaine à l’égard d’autres êtres humains. Je ne me considère donc en aucun cas comme un quelconque grand Homme mais je ne peux rester impassible devant un mensonge adressé à six milliards et demi d’êtres humains.

J’espère un jour avoir des enfants et pouvoir les regarder dans les yeux avec fierté, en leur expliquant que nous avons fait tout ce que nous avons pu pour éviter que cela n’arrive. Et j’espère aussi que ce « nous » sera très grand, j’espère qu’il sera le plus grand possible.

C’est pour cette raison que j’en appelle à tous ceux qui liront ce message d’humanisme à le diffuser le plus largement possible, chacun avec ses moyens, chacun avec sa langue, chacun avec ses mots, chacun avec ses sentiments et chacun avec ses convictions.

Je ne pousse à aucune consigne, j’attends juste de chacun qu’il agisse du mieux qu’il le peut pour faire entendre sa voix. Et je compte sur chacun pour le faire sans violence, sans haine, dans le respect de chaque être humain, et sans récupérer cette cause pour des enjeux personnels.

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