INTERVENTION DE HENRI EMMANUELLI

Chers amis, chers camarades,

Je crois que nous allons vivre, ou plutôt que nous vivons déjà – je parle pour les françaises et les français – une situation difficile et je crains que dans les mois qui viennent cette situation ne se détériore très sérieusement.

Si on regarde les principaux indicatifs que l’on a à notre disposition, nous savons déjà que les choses ne vont pas bien : l’inflation est forte, la croissance est en train de devenir plus que maussade, le pouvoir d’achat est en berne… et tout cela va encore se détériorer dans les mois qui viennent. Le prix de l’énergie par exemple, sans vous rappeler ce qui est son évolution depuis quelques mois, mais ce qui est plus que probable, c’est qu’après avoir connu le choc de l’augmentation du prix du baril de pétrole, nous allons connaître une remontée du dollar, pour une raison simple c’est que d’abord une grande partie des établissements financiers nord américain ont liquidé une partie importante de leur dettes douteuses et que désormais ils n’ont plus besoin de la faiblesse du dollar qui les bien arrangé pour liquider le passif ; mais aussi parce que les autorités américaines commencent à expliquer que ce niveau du dollar est mauvais pour les Etats-Unis. Bref, il est très probable qu’à l’automne ou à la fin de l’année, la situation soit malheureusement très dégradée.

Ce qui est à noter, en plus de ce que nous savons déjà de cette conjoncture économique, c’est qu’il se passe quelque chose de grave auquel le Parti socialiste ne s’est pas montré très attentif : c’est, on peut choisir le terme que l’on veut, l’explosion ou la désagrégation de la classe moyenne. On sait déjà ce qu’il advient des catégories populaires, de la dégradation de leur situation avec l’apparition du phénomène des travailleurs pauvres ; on parle moins de la désagrégation de la classe moyenne, qui est difficile à définir. Mais ce que l’on sait, c’est que dans cette catégorie là, qui est majoritaire en terme arithmétique, c’est que la situation devient extrêmement difficile.

Je crois que nous devrions être très attentifs à ce phénomène, parce que, si ces classes moyennes connaissent des lendemains difficiles, il est probable que nous connaissions sur le plan politique aussi des aventures difficiles. Il ne faut pas imaginer un instant que ces millions de personnes qui voient aujourd’hui leur niveau de vie se dégrader et leurs perspectives et celles de leurs enfant être en chute libre vont rester ad vitam aeternam sans réaction. Pour l’instant, on a le sentiment d’une grande résignation, que l’on constate lorsque l’on essaye d’organiser quelque chose et que l’on se heurte à cette résignation. Mais derrière cette résignation peut surgir à tout moment l’exaspération ou l’explosion ; et je crois que nous devons y être très attentifs.

Je dis ça parce que nous avons parfois entendu dans notre Parti que, ayant perdu une partie de notre électorat populaire, mieux valait aller conquérir une partie de l’électorat se situant sur notre centre droit que d’essayer de récupérer ce qui était considéré comme irrécupérable et perdu à jamais. Et cela nous l’avons entendu exprimé explicitement lors de certaines séances du Bureau national, nous l’avons même vu parfois écrit. Et ça a fonctionné, pour le pire bien sûr, quand pour les dernières élections présidentielles, nous avons perdu. Nous savions éventuellement qui serait notre premier ministre, mais nous n’avons pas su trouvé suffisamment d’électrices et d’électeurs pour que cette hypothèse « merveilleuse » se réalise.

Alors que cherchons nous à faire dans ce congrès, ou plus exactement que se passe-t-il ?

Si l’on regarde depuis quelques semaines ou depuis quelques mois, on a eu le sentiment d’assister à une gesticulation un peu curieuse où il était davantage question, par des débats aussi vastes que philosophiques de se positionner par rapport à l’opinion et de se fabriquer une image que de rentrer dans le vif du débat : on se souvient par exemple de ce débat fantomatique sur le libéralisme et le socialisme… curieux débat quand on connaît bien l’histoire du libéralisme y compris politique et de ses rapports à ce que l’on a appelé ultérieurement les démocrates. L’Etat providence était par exemple un compromis entre les libéraux politiques qui étaient certes attachés aux libertés individuelles mais aussi et surtout à la propriété, et les démocrates avec la poussée des mouvements populaires ; et c’est ce compromis qui a donné l’Etat providence. Aujourd’hui avec la globalisation on a plutôt l’impression que l’on assiste à une nouvelle séparation entre ceux qui étaient des libéraux politiques à l’origine et les démocrates.

Je veux dire un mot des libéraux politiques qui n’étaient, lorsque l’on se réfère à Benjamin Constant, en rien partisans du suffrage universel qui expliquait notamment qu’il ne fallait surtout pas donner le droit de vote à tout ces gens qui n’était même pas capable de distinguer ce qui était leur intérêt et a fortiori ce qu’était l’intérêt général. Alors quand je vois certains camarades qui tout d’un coup redécouvrent brutalement les vertus du libéralisme politique, je me dit que ou bien ils n’ont pas lu, ou bien ils ont oublié ou encore ils ont une idée approximative de ce que ça a été, ou alors ils ne nous ont pas tout dit sur la suite.

Bref on a assisté comme ça à des débats :

– y a ceux qui sont modernes, y a ceux qui le sont pas ; ce n’est pas vraiment nouveau comme débat. On ne va d’ailleurs pas s’y attarder comme débat, la question est tranchée : je suis archaïque depuis tout petit.

– on m’a demandé tout à l’heure si j’étais pour la démocratie participative ou pas. Moi je suis embarrassé pour répondre. Moi je suis pour le suffrage universel, bref pour la démocratie représentative avec ses défauts, et elle en a, mais je n’ai jamais rencontré quelqu’un qui dise à côté de ça qu’il ne faut pas écouter ce que les gens disent ou pensent. Donc que l’on se préoccupe par les divers canaux qui existent, les associations, les différents corps intermédiaires d’être à l’écoute de l’opinion publique et de ses attentes, de ses craintes et de ses espérances ; cela va de soi. Alors pourquoi faut-il, à partir de ce qui va de soi, essayer de formuler une sorte de régime qui aurait des particularités qu’en réalité il n’a pas, si ce n’est de cacher un vide sidéral puisque le jeu consiste à dire, je ne vais pas vous dire ce qu’il faut faire, je vais simplement vous donner la parole et c’est vous qui allez me le dire. Le problème, c’est qu’une élection ce n’est pas tout à fait fait pour ça. Je sais pas si vous avez remarqué, mais ce n’est pas comme ça que ça marche : parce que une fois qu’ils nous l’ont dit, eh bien on a perdu. Et il n’y a plus qu’à attendre la fois d’après pour savoir si ça va fonctionner. J’arrête là la plaisanterie parce que cela n’a pas vraiment de signification ni sur le plan institutionnel ni sur le plan politique. On connait la démocratie représentative, on connait la démocratie directe (qui n’est pas pratiquée) on connait toute une série de systèmes mais l’idée qu’il faut se mettre à l’écoute de l’opinion publique pour savoir ce que l’on va décider, c’est une idée que nous avons tous combattus très durement mes chers camarades en reprochant, je me souviens bien, à un ancien Premier secrétaire de notre Parti d’avoir osé dire à l’époque qu’il fallait être à l’écoute des sondages. Et toi Laurent, et moi n’étions pas les derniers dans ce combat là. Et aujourd’hui ça serait redevenu une sorte de choix politique. Non, tout ça n’est pas sérieux.

Donc on assiste à des positionnements quand d’autres, comme Laurent vient de le faire, essayent de rentrer dans les sujets sérieux. Nous, notre souci a été de deux ordres :

Le premier a été de répondre à une inquiétude sérieuse. Dans ce Parti, pour ceux qui ont un peu de recul ou pour ceux qui ont un peu d’expérience, vous constaterez que pendant les congrès ou la veille d’un congrès, on peut dire beaucoup de choses et on peut avoir des positionnements très… évolutifs, je dirais ça comme ça. Mais en revanche et curieusement, parce que c’est assez irrationnel, la stratégie n’a jamais mentis ! Certaines des sensibilités du Parti ont pu avoir des positions qui ont beaucoup bougé, ont pu avoir des intentions qui ne se sont pas réalisées ou concrétisées ; mais en revanche sur le plan de la stratégie, il y a toujours eu comme une épreuve de vérité sur ce terrain. A savoir que ceux qui étaient favorables à une stratégie de rassemblement de la gauche dans son ensemble étaient amenés par ce choix stratégique à faire des choix politiques qui les différencier de ceux qui étaient partisans d’alliances différentes. La question de la stratégie a souvent été la vraie ligne de clivage dans notre parti, alors que ça devrait être les choix politiques qui guident la stratégie et non l’inverse, ça a fonctionné comme ça depuis le début. C’est vrai depuis Epinay, et la stratégie qui a été choisie qui a fortement conditionné le contenu politique qui a été fait. Notre inquiétude aujourd’hui c’est de voir qu’aujourd’hui s’exerce sur le parti, une pression très forte. A l’extérieur d’abord à travers certains médias réputés plus ou moins proches, une pression très forte pour dire aux socialistes, de même qu’on leur disait à l’époque qu’il faut rompre, qu’il faut faire votre « Bad Godesberg », on leur dit aujourd’hui le rassemblement de la gauche, ça date. En revanche pourquoi n’allez vous pas voir du côté du Modem s’il n’y a pas là bas des pâturages nouveaux à paître. Ce qui est ennuyeux, c’est que cette pression extérieure rencontre à l’intérieur de notre parti pas mal d’échos. Notre première préoccupation, et je crois qu’elle est partagée au delà de notre propre sensibilité, c’est de faire en sorte que la stratégie d’Epinay ne soit pas bousculée. Parce que, je le crois profondément, le jour où le Parti socialiste fera l’erreur première, l’erreur fondamentale de se tourner vers le centre droit en oubliant ce qui se passe sur sa gauche, ce jour là, le Parti socialiste se condamnera à rester dans l’opposition très longtemps. Vous aurez remarqué que cette stratégie qui consiste à regarder vers notre centre droit en libérant de la place sur notre gauche (gauche qui d’ailleurs est partagée par ceux qui, sur notre gauche voudraient occuper l’espace), est, j’emploie les mots à dessein, en odeur de sainteté du côté de l’Elysée, ça va de soi ! Parce que c’est ça leur choix stratégique : pousser le parti socialiste sur sa droite, libérer un espace sur sa gauche, qui sera un espace de césure, un espace de clivage et ainsi de condamner la gauche à être soit un vulgaire auxiliaire de la droite, soit à rester dans l’opposition. Certains disent d’ailleurs nous faire le coup que nous aurions fait à la droite avec le front national, sauf qu’il y a juste un petit détail, on a rien fait du tout. Je n’ai pas le sentiment comme je l’ai entendu souvent pour ceux qui ont vécu cette époque, que ce soit dans les rangs du Parti socialiste que l’on a inventé Jean-Marie Le Pen et les thèmes qu’il porte et qu’il défend. Donc mes chers camarades, la stratégie.

Cela m’amène à dire un mot tout de même sur le contenu. Nous avons fait le choix de ne pas aborder tous les thèmes. On a préféré, compte tenu que le débat n’était pas vraiment enclenché, on a préféré focalisé le regard que quelques points qui nous paraissent importants et qui en tout cas nous paraissent à même d’offrir un vrai débat de nature politique dans nos rangs. Ces points de focalisation, on en a parlé tout l’après midi.

Il y a d’abord la question du libre échange, qui est en réalité la problématique de la globalisation et plus précisément de la manière dont on se situe par rapport à la globalisation. Tout à l’heure, Emmanuel Todd disait quand si l’on n’est pas pour le libre-échange, on est protectionniste ; en bon français c’est exact. Mais, comme je lui disais quand il est sorti, si nous évitons ce mot comme la peste, c’est que l’on a essayé d’enfermer ce débat qui est important, dans cette forme de stigmatisation à savoir qu’à partir du moment où l’on était pas en référence absolue, totale et dévote au libre échange, on était accusé d’être protectionniste. Tout comme d’ailleurs il y a quelques années, quand on ne faisait pas l’apologie du franc fort, ou du franc cher ce qui n’est pas pareil, Laurent a raison, on était accusé. Je me souviens d’un Premier ministre me disant « si tu n’est pas pour le franc fort, c’est que tu es pour la dévaluation ». Circulez y a plus rien à voir ! C’est comme cela que l’on fait lorsque l’on veut éviter les vrais débats, on explique que le chien a la rage et après il n’y a plus qu’à tirer dessus. Avec cette histoire de libre échange on vit ça depuis des années. Todd disait tout à l’heure ça fait 10 ans que je m’en préoccupe, et moi ça fait bien plus longtemps, c’est pour ça que je suis archaïque depuis tout petit, j’y reviens. Je me souviens d’une tribune libre en 1992 dans laquelle Michel Rocard m’expliquait que je ne comprenais rien à la marche du monde parce que je n’avais pas compris que ce seraient les asiatiques qui fabriqueraient les toiles de parasol et que nous fabriquerions les ordinateurs. Je n’en dirais pas plus 16 ans après… Tout ça pour dire que nous vivons paralysés sur ce débat parce que depuis des années, dans la structure mentale des dirigeants français et européens est enracinée le dogme, l’apprentissage du modèle de Ricardo selon lequel on fabriquerait les produits à faible valeur ajoutée dans les pays à bas salaires alors que les pays disposant du savoir conserveraient les produits à forte valeur ajoutée : c’est faux ! C’était vrai dans le passé, ça ne l’est plus aujourd’hui. Si on ne comprend pas ça alors on est à côté de la réalité. Nous dire aujourd’hui, et nous répéter que nous allons nous en sortir nous, parce que nous faisons le choix de l’économie de l’intelligence alors que les autres feraient quoi ? le choix de l’économie de l’ignorance ? Cela implique un monopole que nous aurions, que nous avons peu être encore un peu mais que nous ne garderons pas. Donc il faut se poser des questions la dessus, et il faudrait que le débat soit clair.

Deuxièmement et je vais être très rapide parce que Laurent l’a fait très brillamment, nous nous posons des questions sur le rôle de la puissance publique. Quelle est la place de l’action publique si l’on veut maintenir un certain niveau de vie, si l’on veut maintenir en Europe et en France un tissu productif et les garanties sociales qui vont avec. Je fais observer qu’en France, on le remarque assez peu souvent, mais dans ce pays, les créneaux industriels et technologiques sur lesquels nous sommes bien positionnés sont tous des créneaux sur lesquels à l’origine il y a action de la puissance publique : c’est vrai pour l’aéronautique, c’est vrai pour les chemins de fer (Alstom, la SNCF), c’est vrai sur le nucléaire dans lequel la puissance publique a eu un rôle directeur… Bref quelle est la place de la puissance publique pour garantir un certain niveau de production et dans un second temps de redistribution des richesses ?

Troisième sujet que nous avons décider d’aborder, c’est ce problème difficile, extrêmement compliqué dont personne n’a le droit de sous-estimer la dangerosité ni la complexité qu’est la problématique de l’immigration. Nous vivons depuis des années confronté à cette réalité, à ces situations difficiles. Nous avons penser qu’il fallait ouvrir le débat dans le Parti socialiste en disant, sans sous-estimer la difficulté de la question, que l’immigration n’est pas un danger pour la France mais une chance pour notre pays. Et nous attendons que ce congrès soit l’occasion pour le parti socialiste de se mettre au clair sur cette question. Ça a bien entendu des implications précises : ça veut dire par exemple que ceux qui travaillent dans ce pays ont le droit d’avoir des papiers. On ne peut pas les laisser jouer au chat et à la souris avec les sbires de Monsieur Hortefeux.

Voilà 3 questions que nous aimerions voir entrer dans le débat. et ce débat comment l’abordons nous ?

Nous ne l’abordons pas avec le souci d’être les témoins, vigies ou garants de la gauche. Ça fait des années que cette thématique m’agace, que l’on nous dit vous êtes la gauche de la gauche. Quand vous êtes sur un bateau et que vous mettez la barre à gauche toute, vous faites des ronds dans l’eau, vous n’avancez pas ! L’objectif n’est pas d’être l’aile gauche du Parti socialiste, l’objectif c’est de faire en sorte que le Parti socialiste reste un parti de gauche !

Et bien entendu nous ne voulons pas travailler seuls à cela, et nous sommes disposés à travailler avec celles et ceux qui ont, au moins, ces objectifs basiques en commun : garder une stratégie convenable par rapport à des problèmes sociaux et économiques qui sont graves et aborder les questions du moment, celles qui se posent vraiment et qui interrogent notre avenir en tant que français mais aussi en tant qu’européen et essayer de trouver les solutions.

Il a été dit tout à l’heure que sur les 15 dernières élections nationales, les sociaux-démocrates européens ont perdu 13 fois ! Que dire de ces chers camarades, que ces conseillers de l’extérieur qui nous expliquent qu’il faut aller vers le social-libéralisme ou la sociale démocratie, on ne sait d’ailleurs plus très bien ce que veulent dire les mots. « Réformiste » par exemple, ça veut dire quoi ? On est tous réformiste depuis 1920, enfin si j’ai compris quelque chose au congrès de Tours. J’étais pas né, rassurez-vous ! Mais j’étais déjà archaïque ! En France, depuis un siècle et demi réforme ça veut dire plus ou mieux ; et là ça veut dire moins ou pire ! Ça, c’est la vision de la droite. Et on s’étonne que les français soient rétifs à la réforme, mais ils sont pas maso les français !

Voilà mes camardes ce à quoi nous travaillons. C’est pourquoi nous avons fait une contribution.

J’espère que le congrès qui est devant nous permettra de répondre à la fois à cette préoccupation stratégique et aussi à ces préoccupations politiques parce que, je crains que le pouvoir actuel, face à la conjoncture extrêmement compliquée que nous avons, n’ait pas de remède, n’ait pas de réponse. Cette espèce de gesticulation médiatique qui consiste à, chaque jour faire une annonce, quitte à la retirer le lendemain, c’est aussi la marque d’un grand désarroi.

Comment vont-ils tenir le choc ? Comment vont-ils faire ? Je pense qu’ils ne savent pas. Il fallait écouter mercredi soir à la commission des finances Philippe Séguin expliquer à des députés de la majorité consternés pourquoi la France était dans une situation catastrophique, comment contrairement à ce qu’ils pensaient que le déficit à la fin de l’année ne serait pas de 2,4 mais de 2,7% et pour finir il a dit que l’année prochaine le déficit passerait les 3%…

La seule ligne politique qu’ils ont est celle de la droite la plus bornée de ce pays : elle consiste à déréglementer le marché du travail, à donner de l’argent aux plus riches en pensant que comme ça, les riches étant plus riches, les pauvres seront moins pauvres ! Cette droite qui bâtit son discours de « réformes » avec la complicité de grand nombre de commentateurs, ne sait pas où elle va.

Et nous avons la responsabilité d’essayer de retrouver, de redonner un peu de sens à tout ça et d’offrir à nos concitoyennes et concitoyens, aux françaises et aux français, un minimum de boussole : Savoir où est le Nord et où est le Sud.

Savoir où est le progrès, savoir où est la conservation.

Savoir si l’on va de l’avant, savoir si l’on recule.

Savoir si l’on peut encore avancer, ce que je crois, et savoir comment.

Voilà nos objectifs, nous n’en avons pas d’autres.

LES CINQ REVIREMENTS D’OBAMA
SUR LA LIBÉRATION MIRACULEUSE D’INGRID BÉTANCOURT