LE SACRE DE NAPOLÉON, 2 DÉCEMBRE 1804
2 décembre 2009 par admin
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Chroniques
Chronique de Loïck Bouvier
Le premier consul, le général Napoléon Bonaparte doit affirmer sa légitimité face à l’héritier exilé des Bourbons, le comte de Provence, Louis XVIII. Après le sénatus-consulte et sans opposition, le Sénat approuve cette légitimité, avec un plébiscite de 3572329 voix de oui contre 3000 non. Une cérémonie du sacre a lieu le 2 décembre 1804 en la cathédrale Notre Dame de Paris en présence du corps diplomatique, de la cour, des assemblées et des représentants des villes de France. Napoléon reçoit l’onction sacrée des mains du pape Pie VII et couronne lui-même Joséphine, puis se couronne lui-même.
Deux mois avant la cérémonie, David est informé par l’empereur qu’il sera chargé de l’immortaliser. Il assiste à la cérémonie, prépare son travail tout au long de l’année 1805 et commence son tableau en décembre. A la fin de 1807, il est considéré comme achevé. La première visite du couple impérial à l’atelier de David a lieu le 4 décembre 1808. Le tableau est présenté publiquement au Louvre ensuite.
Sur le tableau de David, on peut y observer de gauche à droite, autour du nouvel empereur d’occident qui couronne l’impératrice agenouillée :
La famille impériale: les frères de Napoléon, Joseph et Louis Bonaparte; ses sœurs Caroline Murat, Pauline Borghèse, Elisa Bacciochi, et belles-sœurs, Hortense, tenant par la main son fils Napoléon-Charles (futur Napoléon III) et Julie Clary; derrière eux les officiers et chambellans de la maison impériale; assis, Monseigneur de Belloy, archevêque de Paris; les deux dames d’honneur de l’impératrice, portant son manteau, Mmes de La Rochefoucauld et de La Valette; derrière elles, les maréchaux Moncey et Murat; les ecclésiastiques; derrière l’empereur, le pape Pie VII, accompagné des cardinaux Caprara et Braschi; à la tribune, en arrière, les ambassadeurs d’Espagne, des Etats-Unis, d’Italie, de la Porte, d’Autriche et de Prusse; au premier plan, l’architrésorier Lebrun, tenant le sceptre, et l’archichancelier Cambacérès, tenant la main de justice; puis Berthier tenant le globe impérial, et le grand chambellan Talleyrand, tenant la corbeille du manteau impérial; et derrière eux, les cardinaux Pacca et Fesch, le maréchal Bernadotte, le grand écuyer Caulaincourt et Eugène de Beauharnais. A la tribune, au centre du tableau, se tient Madame Mère (en fait absente de la cérémonie, mais représentée là pour des raisons dynastiques), entourée des dames et officiers de sa maison, et au deuxième niveau les artistes, David lui même, dessinant, entouré de sa famille et de son élève, Georges Rouget.
« Je jure de maintenir l’intégrité du territoire de la République, de respecter les lois du Concordat et de la liberté des cultes; de respecter et de faire respecter l’égalité des droits, la liberté politique et civile, l’irrévocabilité des ventes des biens nationaux; de ne lever aucun impôt, de n’établir aucune taxe qu’en vertu de la loi; de maintenir l’institution de la Légion d’honneur; de gouverner dans la seule vue de l’intérêt, du bonheur et de la gloire du peuple français. » Napoléon 1er, Empereur de français.



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