ENTRE L’INDIFFERENCE ENVERS LES TRAVAILLEURS ET LES URGENCES SOCIALES, IL EXISTE UN DIALOGUE DE SOURD

Laurence Parisot s’est exprimée à l’émission de radio Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro sur la crise ouverte amorcée par le gouvernement contre les partenaires sociaux.

Mme Parisot regrette que le gouvernement Fillon-Sarkozy ait tordu « le cou au dialogue social » dans les dossiers épineux de la pénibilité des métiers et du temps de travail.

« C’est très bien de vouloir tordre le cou aux 35 heures. Mais pourquoi tordre le cou aux 35 heures et tordre le cou en même temps au dialogue social ? Ce que nous avions fait avec les organisations syndicales, les deux plus grandes, la CFDT et la CGT, c’était extraordinaire » a affirmé la présidente du MEDEF et a souligné que les deux principales organisations syndicales « avaient accepté de considérer qu’enfin la durée du travail n’était plus un tabou » et qu’elles étaient enfin prêtes à « négocier par entreprises ».

Laurence Parisot a regretté un « cafouillage dont on aurait pu se passer » alors qu’elle observe que la « réforme est possible en France, même sur un sujet aussi symbolique que les 35 heures. Mais cette réforme sera d’autant plus acceptée, comprise, qu’elle sera mise en œuvre à l’issue d’un accord à l’amiable. Et là, on s’est retrouvé dans une situation de tension » et qu’il serait « tout à fait exagéré de se dire que ‘ça y est, tout est foutu dans la relation sociale ».

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