LA SCHIZOPHRENIE DES PROFS

4 mars 2010 par Paul-Alexandre  
article classé dans : Réflexions, Société

Réflexion d’Eric Zemmour

Ils défilent. Ils manifestent. Ils se plaignent. Ils exigent. Révolte de routine ? Non, sire, une révolution. Les profs manifestent pour la sécurité. Ils se plaignent de la violence. Ils exigent de la répression. Certes, ils croient encore naïvement que l’arrivée de surveillants supplémentaires sera la solution miracle. On n’efface pas toute trace de pensée magique d’un trait de plume. Mais il faut se souvenir qu’il y a vingt ans leurs aînés parlaient de «sentiment d’insécurité»; et traitaient de «fascistes» et de «racistes» tous ceux qui dénonçaient la montée de la violence à l’école. La culpabilité coloniale hantait ces bons apôtres. La culture de l’excuse sociale était une seconde nature. Encore aujourd’hui, d’éminents sociologues nous expliquent que les jeunes enfants d’immigrés se sentent exclus d’une école faite pour les Blancs. Leur enseigner Molière et Louis XIV les «humilie». Les profs, comme toute la gauche, sont schizophrènes : ils croient en l’émancipation par la culture et ne peuvent se défaire de ces fadaises victimaires. lire la suite

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CHURCHILL : SA CHEVILLE FUT UNE BATAILLE

4 mars 2010 par Paul-Alexandre  
article classé dans : Histoire et Théologie, Réflexions

Réflexion de Jean Sévillia

Ses Mémoires de guerre sont réédités, en même temps que de nombreux autres textes. Le parcours de Winston Churchill, entré dans la gloire en 1945, couvre presque un siècle.

Cigare, chapeau melon, nœud papillon, main levée dessinant le V de la victoire : Churchill, c’est plus qu’une image, c’est un emblème. Celui de la résistance britannique à l’Allemagne nazie, résistance inaugurée par une formule : « Je n’ai rien à offrir que du sang, du travail, de la sueur et des larmes. » Les Mémoires du leader anglais, parus en six volumes de 1948 à 1954, avaient été traduits en onze langues, à la mesure du succès de l’entreprise, à la va-vite : l’édition française contenait de nombreuses erreurs. La version abrégée, datée de 1959, n’avait jamais été publiée en France. La voici (1), traduite, présentée et annotée par François Kersaudy, historien dont on réédite, revue et augmentée, une biographie de Churchill écrite il y a dix ans (2). Un ouvrage qui permet de sortir des clichés, et de rappeler que les années de guerre ne constituent qu’une partie de la carrière d’un homme qui, en 1965, mourra nonagénaire. lire la suite

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ALI ÉTAIT MINCE, ÉTAIT BEAU, IL SENTAIT BON LA CONDAMNATION

4 mars 2010 par Paul-Alexandre  
article classé dans : Politique, Réflexions

Réflexion de Philippe Randa

Quelques-uns crient au racisme, comme Martine Aubry. Et même à l’anti-jeunisme. Pourquoi pas ! D’autres dénoncent simplement, mais tout aussi hargneusement, une “campagne de caniveau”. Ali Soumaré, candidat PS dans le Val-d’Oise, “fait débat”.

Que reproche-ton exactement à l’intéressé, justifiant qu’il soit accusé par ses adversaires de l’UMP, à tort ou à raison, de “délinquant multirécidiviste chevronné” ?

D’abord, deux affaires – dont une condamnation remontant à 1999 pour vol aggravé – qui n’ont plus le droit d’être évoquée publiquement, d’après son avocat Me Mignard. Il y aurait prescription. Certes, comme le défend Benoît Hamon, porte-parole du parti à la rose qui a choisi monsieur Soumaré comme candidat : « Il reconnaît que, quand il avait 18 ans, il a fait de grosses bêtises pour lesquelles il a été condamné. Il a exécuté sa peine. »

“Vol aggravé”, ce n’est pas “mort d’homme”, et pour des erreurs de jeunesse, on peut se montrer indulgent. Soit, le passé est donc le passé. Parlons alors du présent. L’année dernière, par exemple : Monsieur Soumaré était un peu moins jeune lors de sa dernière condamnation, en octobre 2009, pour des faits de rébellion à agents de la force publique. Pour un futur élu de la Nation, ça la fiche mal, avouez… lire la suite

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LA RAFLE : LA JUDÉOMANIE EST DE RETOUR

24 février 2010 par Paul-Alexandre  
article classé dans : Histoire et Théologie, Réflexions, Société, À la une

Réflexion de Jean Robin

Certes, la judéomanie ne croît plus, mais apparemment on y croit encore dans les plus hautes sphères médiatico-politiques. Ainsi, on a échappé à la pleurniche (comme dit Dieudo) pour les 65 ans de la libération d’Auschwitz, mais on n’échappera pas à la nouvelle vague, que dis-je, au nouveau tsunami judéomane qui a pour joli nom « La rafle ». Le 10 mars prochain tout ce que la France compte de médias et d’hommes politiques de premier rang va s’émouvoir et s’épancher publiquement sur la sortie du film français relatant la rafle du Vel d’Hiv. Une fois encore, on va diviser le pays, les juifs reprochant aux non-juifs d’avoir déporté leurs aïeux, ce qui est à l’opposé de la réconciliation nationale voulue par De Gaulle et piétinée allègrement par Jacques Chirac. On se rappelle encore ce 16 juillet 1995, 53 ans après la rafle du Vel d’Hiv, la déclaration du Président de la République nouvellement élu qui, voulant damer le pion à Mitterrand, avait choisi cette date anniversaire pour faire à la « communauté juive » le cadeau empoisonné de la reconnaissance par la France de cette horreur absolue. Ainsi, il divisait les Français en victimes (juives) et bourreaux (non-juifs), et reniait toute la philosophie gaulliste, à savoir Vichy ce n’était pas la France mais c’était le jouet de l’Allemagne nazie. Comment en douter d’ailleurs, quand on sait que la France était en 1942 un pays occupé par les nazis depuis 2 ans ? lire la suite

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LA DÉPARTEMENTALISATION DE MAYOTTE : ENJEUX ET CONSÉQUENCES

24 février 2010 par Paul-Alexandre  
article classé dans : Lu dans la presse, Politique, Réflexions

Réflexion de Bernard Lugan, à paraître dans l’Afrique Réelle n°2

En 2011, sans consultation du Peuple français, Mayotte, île tropicale à l’exotisme plus que marqué, va devenir le 5° Département français d’outre-mer après la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane et la Réunion. Puis, en 2014, en tant que RUP (Région ultrapériphérique de l’Union européenne), ce nouveau département aura directement accès aux fonds européens de développement. Avec Mayotte, les « frontières » de la Communauté européenne vont être repoussées au coeur du monde swahili de l’océan indien que l’on sait si proche de nous et avec lequel nous partageons tant de valeurs communes… Par comparaison, la Turquie, qui, elle aussi force les portes de l’Europe, et dont l’entrée nous sera également imposée « en douce », sans référendum préalable, pourrait presque passer pour le Vexin normand. Et pourtant comme l’écrit si lumineusement Hervé Juvin[1] :

« S’il est un droit premier des Nations et un attribut de la souveraineté nationale, c’est bien de décider qui en est et qui n’en est pas. Et s’il devait être un premier droit démocratique, n’est-ce pas celui des citoyens d’une Nation de décider avec qui ils veulent vivre ou pas; qui ils reconnaissent comme les mêmes et qui demeureront les autres ? Le premier des attributs de la souveraineté est même qu’après avoir entendu tous les orateurs qui détiennent par naissance, par vocation ou par prétention, le juste et le bien, chacun et chacune déterminent en toute indépendance les conditions d’entrée et de séjour sur son territoire, et les conditions d’acquisition de la nationalité. Ce n’est qu’en cas de guerre, de défaite, et d’invasion, que ce droit est perdu, ou dénié, et c’est alors la fin de ce peuple comme Nation et la disparition de sa souveraineté ». lire la suite

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DOUX COMMERCE

Réflexion de Dominique Venner

La violence n’est pas seulement celle des armes. Depuis un demi-siècle, s’est imposé un système mondial, celui du « doux commerce ». Doux comme les bombes. Il domine les peuples sous les apparences de la démocratie, brisant les coutumes les plus sacrées. Décryptage d’une nouvelle violence qui règne grâce à la drogue de la consommation et à la repentance. Elle rencontre pourtant des résistances.

Georges Sorel est célèbre pour avoir publié en 1906 des Réflexions sur la violence (Librairie Marcel Rivière), souvent rééditées (1). Partisan du socialisme révolutionnaire, lu par Lénine et Mussolini, Sorel se faisait l’apologiste de la violence comme moteur de l’histoire.

Dans son essai, il s’inquiétait d’une anémie de la violence sociale qu’il croyait observer en Europe occidentale et aux Etats-Unis : «L’éducation est dirigée en vue d’atténuer tellement nos tendances à la violence que nous sommes conduits instinctivement à penser que tout acte de violence est une manifestation d’une régression vers la barbarie. […] On peut se demander s’il n’y a pas quelque niaiserie dans l’admiration de nos contemporains pour la douceur.» Ces remarques, datant d’un siècle, pourraient sembler d’aujourd’hui. Cela retient l’attention et intrigue. lire la suite

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L’ORDRE MORAL

11 février 2010 par Paul-Alexandre  
article classé dans : Politique, Réflexions, Société

Réflexion d’Alain de Benoist

Nombre d’esprits chagrins se plaignent aujourd’hui qu’il n’y ait « plus de morale ». Curieuse antienne. Plus de morale ? Mais on y est plus que jamais plongé ! La morale envahit tout de nos jours. Mais ce n’est pas la même.

Il est vrai que beaucoup de nos contemporains s’estiment affranchis de toute règle morale. Ceux qui leur font la leçon se défendent eux-mêmes de vouloir leur « faire la morale ». Ils s’expriment en prenant la précaution de dire que leurs jugements ne sont pas inspirés par la morale. Au terme « morale », qui porte avec lui des connotations religieuses que beaucoup jugent vieillies, on préfère d’ailleurs le terme d’« éthique », qui semble mieux convenir à une société laïque, même si l’origine étymologique des deux mots est la même (mores et ethos) et si, en toute rigueur, l’éthique ne saurait avoir qu’une portée individuelle.

Il ne fait donc pas de doute que la morale traditionnelle se perd. Mais une autre la remplace. L’ancienne morale prescrivait des règles individuelles de comportement : la société était censée se porter mieux si les individus qui la composaient se comportaient bien. La nouvelle morale veut moraliser la société elle-même, sans imposer de règles aux individus. L’ancienne morale disait aux gens ce qu’ils devaient faire, la nouvelle morale décrit ce que la société doit devenir. Ce ne sont plus les individus qui doivent se conduire de façon droite, mais la société qui doit être rendue plus « juste ». C’est que l’ancienne morale était ordonnée au bien, tandis que la nouvelle est ordonnée au juste. lire la suite

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COMMENT PEUT-ON ÊTRE FRANÇAIS DE SOUCHE ?

11 février 2010 par Paul-Alexandre  
article classé dans : Politique, Réflexions, Société

Réflexion d’Henry de Lesquen

Montesquieu se gaussait des Parisiens qui demandaient : « Comment peut-on être persan ? » On n’oserait plus aujourd’hui s’interroger sur les mérites des sociétés exotiques. C’est de nous-mêmes au contraire que l’on nous invite à douter, comme le montre l’affirmation de M. Claude Allègre : « Il n’y a pas de Français de souche… » En lisant son interminable article, qui occupe toute une page du Figaro du 27 janvier 2010, on était accablé par l’insondable sottise de ses élucubrations sur notre identité nationale : pour Allègre, la France ne commence pas au baptême de Clovis ni à la bataille de Bouvines, pas même en 1789, mais en 1946, avec la création de la sécurité sociale ! Laquelle, on le sait, intéresse au moins autant les immigrés que les Français de souche…

Une offensive délibérée contre l’identité
Comment peut-on être français de souche, en dépit de M. Allègre ? On aurait tort de s’amuser de l’évidente absurdité de ses propos. Comme ceux du ministre de l’immigration, Eric Besson, et ceux de Nicolas Sarkozy lui-même (« La France d’après (…), c’est une France où l’expression « Français de souche » a disparu »), ils participent d’une offensive délibérée contre ce que nous avons de plus précieux : notre identité. En subvertissant les mots, le but est d’imposer aux Français un principe nouveau en vertu duquel la France serait un contenant sans contenu déterminé, ouvert à tous les vents mauvais de l’immigration. lire la suite

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LOUIS PERGAUD VS. GEORGE ORWELL

11 février 2010 par Paul-Alexandre  
article classé dans : Politique, Réflexions

Réflexion de Philippe Randa

En 2007, le candidat Nicolas Sarkozy promettait qu’on allait voir ce qu’on allait voir. Une majorité de Français l’a crû, surtout lorsqu’il se vantait des brillants résultats obtenus lors de son passage au Ministère de l’Intérieur… Qu’importe qu’ils fussent exagérés ou carrément faux, sa parole était magique. Médiatiquement magique, grâce aux JT de TF1 et aux Une de Paris-Match.
On se demande alors pourquoi aujourd’hui le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux annonce un énième “plan contre la délinquance” qu’il défendra à partir de mardi après-midi à l’Assemblée, soit une loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité (dite “LOPPSI 2”).
Pourquoi “un plan de plus” ? Ou alors pourquoi “seulement maintenant” ? Rappelons que cela fait tout de même plus de huit ans, à quelques mois près, que Nicolas Sarkozy est en charge de la sécurité des Français : comme Ministre de l’intérieur entre 2002 et 2004, puis entre 2005 et 2007, enfin en tant que Président de la république depuis cette date.
Un énième plan à cause de la réalité, peut-être ? Les “atteintes volontaires à l’intégrité physique” (coups et blessures, homicides…) ont augmenté de 14 % entre 2003 et 2008, soit une progression de 54499 délits, selon le rapport annuel de l’Observatoire National de la Délinquance… Dégradation de la sécurité confirmée par l’INSEE pour le compte de l’INHES-OND, qui estime “à près de 850 000 le nombre de victimes d’actes de violences physiques hors ménages et hors vols en 2008” contre “736 000 en 2006”, soit une croissance de 11,5 %.
Par ailleurs, dans le même temps, l’image du service public s’est fortement dégradée dans l’opinion.
Gaël Sliman, directeur général adjoint de l’Institut Paul Delouvrier-BVA conclut après la très forte baisse (- 16 %) de l’indice de “satisfaction” des Français concernant la police et la gendarmerie, qu’“insuffisamment efficaces avec les délinquants et toujours aussi peu courtois avec les citoyens, les policiers doivent faire attention à ne pas se couper de la population qui garde pour le moment une bonne image de l’uniforme.” lire la suite

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LE REBOND ESPÉRÉ D’UNE FRANCE DÉSARMÉE

30 janvier 2010 par Paul-Alexandre  
article classé dans : Politique, Réflexions, Société

Réflexion d’Ivan Rioufol

Une nation appauvrie ; un État faible : ce constat ressort, cette semaine, d’une série de faits alimentant le récurrent pessimisme des sondés face à l’avenir. Lundi soir, sur TF1, onze Français, la plupart confrontés aux difficultés des fins de mois, ont pu interpeller le chef de l’État au nom de l’opinion publique. Plus tôt, la République venait d’être mise en échec par 124 clandestins, Kurdes de Syrie, débarqués par des négriers sur une plage corse avant d’être libérés par des juges pour être soignés, nourris, logés aux frais de la collectivité. « Je ne laisserai pas la France désarmée », a promis Nicolas Sarkozy. Désarmé : le mot juste.

Le sentiment d’abandon, souvent rappelé ici à fin de mise en garde, est devenu palpable. La critique présidentielle contre les banquiers, mercredi à Davos, n’éteindra pas si vite les ressentiments. Ils se liront, aux régionales, dans les abstentions et les votes protestataires. lire la suite

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LES GRANDES ÉVOLUTIONS DU CLIMAT AFRICAIN ET LEURS INFLUENCES SUR L’HISTOIRE DES POPULATIONS

Réflexion de Bernard Lugan à paraître dans L’Afrique Réelle n°1

Par le passé, le climat de l’Afrique a constamment changé et ce fut sur ses oscillations que l’homme prit possession du continent. Sans même remonter à plusieurs millions d’années, il est possible de constater que depuis 100 000 ans, la colonisation de l’espace par l’Homme moderne s’est faite d’abord dans une Afrique froide, donc aride[1], puis dans une Afrique chaude, donc humide.

Les évolutions climatiques entre 60 000 et 10 000 avant nos jours

A partir d’il y a +- 60.000 ans, au Pléistocène final, l’Europe occidentale connût un climat extrêmement froid et les îles britanniques furent en partie recouvertes par des glaciers. L’Afrique se refroidit elle aussi et, par conséquent, les pluies y diminuèrent, entraînant dans certaines régions, dont le Sahara, une phase aride et même hyper aride avec une baisse du débit des cours d’eau et du niveau des lacs. Cette phase d’hyper aridité découlait du refroidissement du climat et donc de la réduction de la zone tropicale. Le phénomène connût une accentuation il y a 30.000 ans. L’étendue du désert fut alors plus importante qu’aujourd’hui et l’aridité plus absolue. Le Sahara central perdit ainsi ses lacs dont le lac Tchad, et se couvrit de dunes de sable. Durant cet épisode aride l’homme disparût du Sahara et de ses bordures méridionales pour se replier dans deux directions : lire la suite

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À BON ENDORMEUR, SALUT !

26 janvier 2010 par Paul-Alexandre  
article classé dans : Politique, Réflexions, Société

Réflexion de Philippe Randa

Ce matin, les commentaires vont bon train sur la prestation télévisée de Nicolas Sarkozy hier soir sur les plateaux de télévision. Qu’ils soient favorables ou non au chef de l’État, tous sont convenus. À croire qu’ils auraient pû être écrits avant même l’émission. C’était d’ailleurs probablement le cas.
Les opposants à sa politique ne s’attendaient pas être ébranlés dans leurs convictions ; ses partisans non plus. Quant aux autres, on peut sans doute compter sur les doigts de quelques rares mains les courageux qui ont suivi l’émission jusqu’au bout sans cligner des paupières ou baîller d’ennui.
Attend-on d’un président qu’il vienne ainsi papoter de tout et de rien, des petits malheurs des uns et des grandes angoisses des autres, consoler à sa gauche et cajoler à sa droite, promettant des lendemains qui chantent et des surlendemains qui rient, répétant comme un leit-motiv qu’il est à l’écoute des préoccupations de tout à chacun dès qu’il entend une plainte ?
S’il y a bien une chose que la Sarkozie n’a pas révolutionné, c’est l’absence totale de surprise de telles émissions qui n’ont de « politiques » que leur intitulé. La sélection des interlocuteurs du président n’avait elle-même rien non plus d’étonnant : elle se voulait représentative, mais n’avait pioché que dans la France d’en bas et du milieu. Seul manquait en effet un représentant de la « France d’en haut ». lire la suite

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L’OUVERTURE À GAUCHE, C’EST L’IMMIGRATION

25 janvier 2010 par Paul-Alexandre  
article classé dans : Politique, Réflexions

Tribune d’Henry de Lesquen

L’immigration à front renversé
Le petit Nicolas n’a pas attendu d’être élu président en 2007 pour pratiquer l’ouverture à gauche. Cinq ans auparavant, en 2002, tout juste nommé au ministère de l’Intérieur, il avait montré son allégeance aux idées cosmopolites en s’en prenant au « mythe de l’immigration zéro » et en proclamant que la France était ouverte à l’immigration. Le Monde expliquait le 20 octobre 2002 que la nouvelle majorité de droite avait doublé les socialistes sur leur gauche en matière d’immigration : « Qui prétend ces temps-ci que « la France a besoin d’immigrés » ? Noël Mamère ? Non,Nicolas Sarkozy. » Le titre de l’article était on ne peut plus clair : « L’immigration à front renversé ».
Ministre de l’Intérieur et donc chargé de l’immigration pendant cinq ans, M. Sarkozy n’a cessé de faire une politique encore plus immigrationniste que celle conduite par ses prédécesseurs de gauche : il a fait entrer de 2002 à 2007, selon les statistiques officielles – les siennes -, 30%d’immigrés de plus que ceux-ci ne l’avaient fait pendant les cinq années précédentes, de 1997 à 2002.

Le tartufe du patriotisme
L’immigration est longtemps demeurée une ligne de partage entre la gauche et la droite. On pouvait dire, en bref, que la gauche était pour l’immigration, et que la droite était contre, à des degrés divers, il est vrai. Sarkozy a brouillé les repères par son double langage. lire la suite

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1939-1940, UNE DÉFAITE ANNONCÉE

25 janvier 2010 par Paul-Alexandre  
article classé dans : Histoire et Théologie, Réflexions

Réflexion d’Eric Zemmour

La défaite de 1940 et l’esprit de Vichy sont aussi la conséquence du pacifisme obsessionnel de la France de l’entre-deux-guerres, restée traumatisée par l’épreuve de 1914-1918.

Vichy avait raison. De chercher et de désigner des responsables de la défaite de juin 1940. Vichy avait raison d’accuser la classe politique de la IIIe République, qui usa toute son énergie dans des luttes picrocholines d’un régime parlementaire dévoyé, et s’avéra incapable à quelques exceptions près, comme un Barthou, malheureusement assassiné en 1934 de définir avec réalisme une politique qui contienne l’appétit de revanche allemand. Raison de remettre en cause le climat d’avant-guerre, et surtout ce pacifisme devenu obsessionnel depuis l’hécatombe de 1914, véhiculé par la littérature, le cinéma, et les instituteurs, relayé par la plupart des politiques, de Briand à Laval. Raison d’accuser l’état-major, incapable d’abolir la primauté de la défense, le souvenir fétichisé de la Marne, l’arrogance naïve de la ligne Maginot ; incapable de comprendre les intuitions du jeune colonel de Gaulle sur l’utilisation massive des chars attaquant en meute avec le soutien de l’aviation. lire la suite

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OBAMA OU L’EFFONDREMENT D’UN MYTHE

23 janvier 2010 par Paul-Alexandre  
article classé dans : Géopolitique, Politique, Réflexions

Réflexion d’Ivan Rioufol

Barack H. Obama? Trop indécis, trop prudent, trop distant. Au premier anniversaire de son mandat, cette semaine, l’homme providentiel déçoit jusque dans son camp. Est-ce pour corriger ces défauts qu’il a pleinement engagé son pays au secours d’Haïti? Le président des États-Unis y fait preuve d’une détermination inédite et d’autant plus remarquable que demeure le souvenir de George W. Bush, inopérant en Louisiane, frappée en 2005 par l’ouragan Katrina. Mais ce spectaculaire et opportun déploiement de générosité ne peut cacher l’effondrement d’un mythe.

Le cauchemar vécu par les Haïtiens, qui ont vu leur propre État anéanti par le séisme, obligeait-il les Américains à se préoccuper si peu de la France dans sa volonté de soutenir ce pays francophone ? Samedi, Alain Joyandet, secrétaire d’État à la coopération, a dû protester auprès des États-Unis afin d’obtenir l’autorisation d’atterrir pour un avion. « Il s’agit d’aider Haïti, il ne s’agit pas d’occuper Haïti », a-t-il déclaré, avant que l’Élysée ne se félicite de la coopération entre les deux pays. Difficile pourtant de ne pas noter l’unilatéralisme d’Obama. lire la suite

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UN REMORDS NOMMÉ SÉGUIN

16 janvier 2010 par Paul-Alexandre  
article classé dans : Lu dans la presse, Politique, Réflexions

Réflexion d’Eric Zemmour

La République a enterré Philippe Séguin ; mais il y a belle lurette que Philippe Séguin avait enterré la République. Lors de sa campagne pour le non au traité de Maastricht, en 1992, il avait prophétisé le « fédéralisme au rabais », la fin de la souveraineté nationale, et de la démocratie. La suite avait encore avivé son désabusement. L’Europe s’avérait l’agent efficace de la mondialisation libérale, et imposait la soumission des Etats au marché. Dans ces aphorismes qu’il prononçait de son gros rire narquois, son regard exprimait tout le désespoir du monde. «La politique aujourd’hui, c’est comme un match de football où les deux équipes jouent encore mais il n’y a plus le ballon.» Ou : «La droite et la gauche sont deux détaillants qui ont le même grossiste, l’Europe.» lire la suite

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COMMENT RÉSISTER À LA DÉCULTURATION NATIONALE

15 janvier 2010 par Paul-Alexandre  
article classé dans : Politique, Réflexions, Société

Réflexion d’Ivan Rioufol

Se résoudre à brader la culture française? Et quoi encore ! Parce que la Conférence des grandes écoles s’oppose aux quotas de boursiers, elle a eu droit au sermon de Richard Descoings, le directeur de Sciences Po Paris, qui y a vu « la réaction antisociale dans toute sa franchise ». Le chœur des indignés a embrayé, entraînant même Nicolas Sarkozy, lundi, à juger ces réticences « invraisemblables ». Mais ce n’est pas la mixité sociale qui inquiète les dirigeants de ces établissements: ils disent craindre un abaissement du niveau des concours au nom d’une discrimination positive n’osant dire son nom. Ils ont raison.

Le débat sur l’identité nationale révèle, chez de nombreux hauts responsables, leur indifférence face au processus de déculturation qui gagne ce vieux pays littéraire. Éric Besson lui-même, ministre de l’Immigration, voit la France comme « un agrégat de peuples » (bloc-notes de vendredi dernier). Alors que la réponse attendue devrait être, au minimum minimorum, de réhabiliter les grands auteurs, le pouvoir enchaîne des décisions allégeant les exigences en lettres et en langues, pour les élèves comme pour les enseignants, au nom d’un utilitarisme ringardisant le passé. lire la suite

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2010 : L’ANNÉE D’HENRI IV

12 janvier 2010 par Paul-Alexandre  
article classé dans : Histoire et Théologie, Réflexions

Réflexion de Jean Sévillia

En 2010, pour le quatrième centenaire de sa mort, de nombreuses manifestations vont célébrer Henri IV, le plus populaire des rois de France. Une commémoration patronnée par le président de la République.

Le 14 mai 1610, le poignard de Ravaillac mettait fin à la vie d’Henri IV. Pour commémorer le quatrième centenaire de la mort du plus populaire des rois de France, de multiples manifestations seront organisées cette année : expositions, colloques, conférences, concerts, et même « poules au pot conviviales ». « Notre pays n’oublie pas, souligne Jacques Perot, président de la Société Henri IV, et a placé cet anniversaire parmi les plus importantes célébrations nationales de 2010. » A preuve le message que Nicolas Sarkozy a adressé, le 10 décembre dernier, aux organisateurs de l’Année Henri IV, saluant « l’œuvre fondatrice » d’un monarque qui « apporta à la France la prospérité et la paix civile » (1). lire la suite

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LA LIBÉRATION DE LA PAROLE AFFOLE LES CENSEURS

10 janvier 2010 par Paul-Alexandre  
article classé dans : Politique, Réflexions, Société

Réflexion d’Ivan Rioufol

Il va être difficile, en 2010, de ­faire taire le peuple. Les censeurs, qui insultent à tours de bras ceux qui, de plus en plus nombreux, refusent d’emprunter leurs parcours fléchés, ne stopperont pas la libération de la parole, dont s’effrayent SOS-Racisme et ses élèves. La glasnost tant attendue s’impose comme l’acquis politique de 2009. Les pandores ont raison de craindre cette révolution : ils y laisseront des plumes. Les épurateurs éthiques vont beaucoup hurler, en agitant Vichy, la Shoah et autres outrances. Mais ils n’empêcheront plus de penser autrement. Cela ressemble déjà à une délivrance.

Drôles de démocrates que ces « progressistes » qui ne supportent pas la parole des autres. Après avoir injurié les Suisses, coupables de s’être prononcés par référendum contre les minarets, ils réclament l’arrêt du débat sur l’identité nationale, qualifié de nauséabond, raciste, islamophobe. Éric Besson, ministre de l’Immigration, a eu beau jeu de leur faire remarquer, mardi, la bonne tenue des commentaires. lire la suite

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À QUI PROFITENT LES TERRORISTES DU DIMANCHE ?

8 janvier 2010 par Paul-Alexandre  
article classé dans : Réflexions

Réflexion de Philippe Randa

Un attentat déjoué n’est pas forcément un grand soulagement. C’est même, en général, plus angoissant, même si on ne peut, à l’évidence, qu’être soulagés que le sang n’ait pas coulé.
Lorsque des terroristes sont tenus en échec, tout laisse supposer que leurs commanditaires n’ont ensuite que la perspective de recommencer. Tôt ou tard, ils réussiront… Et la peur qu’ils instillent au ventre de tout à chacun est une victoire plus importante que l’agonie de leurs victimes, surtout quand celles-ci sont d’anonymes passagers.
Ainsi en est-il de l’attentat raté du vol 253 Amsterdam-Detroit au lendemain de Noël dans lequel les observateurs se perdent en conjectures… Al-Qaïda ou pas Al-Qaïda ? Vaste complot planétaire ou acte isolé ?
À chaque tentative d’attentat, les mêmes interrogations reviennent… sans que soient apportées jamais, ou très rarement, de confirmations ou de preuves.
Le citoyen peut donc légitimement se perdre lui aussi en conjectures sur la finalité de telles actions. lire la suite

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BESSON RECHUTE DANS LE POLITIQUEMENT CORRECT

7 janvier 2010 par Paul-Alexandre  
article classé dans : Lu dans la presse, Politique, Réflexions

Réflexion d’Ivan Rioufol

Eric Besson, le ministre de l’Immigration, replonge dans le politiquement correct dont il tentait de se défaire. La violence des attaques menées contre lui (Marianne a titré en une: « Arrêtez-le ! »; la gauche l’a comparé aux collaborateurs Déat et Laval) a eu apparemment raison de sa résistance. Mardi, lors d’une visite à La Courneuve, l’ex-socialiste a repris le bréviaire des idéologues de la diversité et du métissage en déclarant, selon l’AFP : « La France n’est ni un peuple, ni une langue, ni un territoire, ni une religion, c’est un conglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble. Il n’y a pas de Français de souche, il n’y a qu’une France du métissage ». Dans un livre qui sort ce mercredi, le ministre se dit également, ai-je entendu ce matin sur les ondes, favorable au vote des immigrés lors des élections locales. lire la suite

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JEAN JAURÈS ENTRE MYTHE ET RÉALITÉ

23 décembre 2009 par Paul-Alexandre  
article classé dans : Politique, Réflexions

Réflexion de Jean Sévillia

A la fois philosophe, homme politique et journaliste, Jaurès est une figure légendaire du socialisme français. Mais l’histoire réelle montre les défauts de la statue.

Au mois d’octobre dernier, c’est sous un portrait de Jaurès – dont on commémore cette année le 150e anniversaire de la naissance – que les militants toulousains du PS se réunissaient pour désigner leur tête de liste aux prochaines régionales. A côté de Léon Blum et de François Mitterrand, le fondateur de L’Humanité reste une figure tutélaire du socialisme français, d’autant plus forte qu’elle est auréolée du martyre.

« La gauche d’aujourd’hui n’a plus grand-chose à voir avec la gauche de Jaurès », avait lancé Nicolas Sarkozy en 2007, pendant sa campagne électorale. Les socialistes avaient alors dénoncé une « récupération politique ». Ils ont protesté encore plus fort, au printemps dernier, quand un candidat lepéniste aux élections européennes a utilisé des affiches illustrées d’une photo et d’une citation du tribun (« A celui qui n’a plus rien, la patrie est son seul bien »), assorties de ce slogan : « Jaurès aurait voté Front national. » lire la suite

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LA PLACE DE L’ISLAM AU COEUR DU DÉBAT FRANÇAIS

22 décembre 2009 par Paul-Alexandre  
article classé dans : Politique, Réflexions

Réflexion d’Ivan Rioufol

Ce qui s’avoue quand la parole se libère : la cohabitation avec l’islam sera le défi à résoudre pour l’Europe du XXI e siècle. La religion n’est pas en cause, ni la respectable dévotion musulmane que tout croyant ne peut qu’admirer. C’est, en revanche, la construction politique qui accompagne ce culte, dont les textes de référence ne différencient pas le spirituel du temporel, qui préoccupe les démocraties. Elles voient leurs règles utilisées par des néofondamentalistes pour tenter d’ébranler la laïcité. Pourquoi feindre encore de ne rien remarquer ?

Un même panurgisme, qui assure à Copenhague que l’Occident est seul coupable du réchauffement climatique, refuse d’analyser la tentation totalitaire portée par cette conception d’une société soumise. Au nom de la non-discrimination, ce système est exempté de responsabilité dans la crise existentielle qui traverse l’Europe. Le débat sur l’identité, que le conformisme refuse, serait devenu « un déversoir et un défouloir » selon Yazid Sabeg, commissaire à la Diversité. Ce risque existe peut-être, tant les peuples perdent patience. Mais ce serait attiser les exaspérations que de refuser de poser des limites à l’islam en France. lire la suite

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ALAIN DE BENOIST AU SUJET DES DROITES FRANÇAISES

21 décembre 2009 par Paul-Alexandre  
article classé dans : Culture, Réflexions

Entretien avec Alain de Benoist, paru en 2005, au sujet des droites françaises, et de son ouvrage Bibliographie générale des droites françaises

Lire l’entretien

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LES COMPTES REDOUTABLES DE LA COUR DU MÊME NOM

20 décembre 2009 par Paul-Alexandre  
article classé dans : Politique, Réflexions

Réflexion de Philippe Randa

« À aucun moment, la réforme de l’État et de la fonction publique n’a été prise à bras-le-corps depuis vingt-cinq ans (…) Je ne veux pas vous proposer une politique de sacrifices où tout le monde est perdant. Je veux vous proposer une politique d’efforts où tout le monde est gagnant. »
C’est beau, c’est ambitieux, c’est généreux. Comme du Nicolas Sarkozy. D’ailleurs, « c’était » du Nicolas Sarkozy, le 19 septembre 2007, à Nantes. Il promettait ce jour-là, devant un auditoire de l’Institut Régional d’Administration.
Tout le monde gagnant ? N’exagérons pas. Surtout pas après la sortie, ce mois-ci, du rapport de la Cour des Comptes intitulé « Les effectifs de l’État 1980-2008. Un état des lieux. »
Philippe Seguin, Premier président de ladite Cour, très contrarié, ne mâche pas ses mots : « L’État a été très loin d’être exemplaire (…) parce que sa progression en apparence modérée masque son incapacité à s’adapter aux réformes de l’action publique qu’il a lui-même décidées (…) L’État aurait dû pourtant réduire sensiblement ses effectifs du fait de la décentralisation et de la montée en puissance des opérateurs public. » lire la suite

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