L’ISLANDE, EN QUASI FAILLITE, DEMANDE UN PRÊT D’URGENCE À LA RUSSIE

La Russie étudiera bien la demande de prêt de la banque centrale d’Islande, qui a fait l’objet de déclarations contradictoires tout au long de la journée.

Imbroglio autour d’un prêt d’urgence. La Russie étudie actuellement une demande de prêt de la part de l’Islande. Ceci a été affirmé par le ministre des finances russe Alexis Koudrine, après de nombreux démentis et correctifs de la part des protagonistes. Mardi matin, la banque centrale d’Islande annonçait sur son site que la Russie acceptait l’octroi d’un prêt d’un montant de 4 milliards d’euros. Selon le communiqué, cette bonne nouvelle lui avait été annoncée par l’ambassadeur de Russie Victor Tatarintsev, et confirmée par le premier ministre Vladimir Poutine. Elle résultait selon le site de la banque centrale d’une négociation qui durait depuis plusieurs mois. Cette annonce a d’abord été vivement démentie par le vice-ministre des finances russe: «il n’y a eu aucune démarche officielle du côté de l’Islande en vue de l’octroi d’un crédit russe. Les négociations n’ont pas commencé et aucune décision en ce sens n’a été prise» indiquait Dimitri Pankin. Peu après, la banque centrale a indiqué que « les négociations commenceraient dans quelques jours ». Finalement Alexis Koudrine annonçait que le prêt sera bel et bien étudié : «Il existe une demande de l’Islande pour l’octroi d’un crédit, nous l’examinons», a-t-il déclaré à la presse. «Le résultat sera connu lorsque les négociations auront eu lieu».

Eviter une faillite nationale

Ce prêt aurait pour but d’augmenter les réserves de change de l’Islande et ainsi de stabiliser sa monnaie. En effet, un manque de devises a obligé la banque centrale à vendre de la couronne islandaise ce qui a entraîné une nette dévaluation de la monnaie. La couronne islandaise était en effet en chute libre en début de semaine face aux principales devises. Lundi elle a chuté de 24% face à l’euro, passant de 131 couronnes pour un euro il y a un mois, à 191 lundi. Cette baisse à incité la banque centrale à fixer un taux fixe de 131 couronnes l’euro.

Avec des taux d’intérêts avoisinant les 15% et un taux d’inflation de 14% en septembre, l’Islande connait de graves difficultés du fait des difficultés du système financier qui pèse huit fois le PIB islandais. Le premier ministre du petit pays nordique, Geir Haarde, a même évoqué la possibilité d’une faillite nationale. Victime de la pire crise financière de son histoire récente, l’Islande a adopté lundi une série de mesures législatives extraordinaires donnant entre autres le pouvoir à l’État de nationaliser les banques du pays menacées de faillite. Une faculté qui a été utilisée quasi immédiatement lundi. la banque Landbanski a ainsi été nationalisée par l’Etat, ce qui fait suite à la prise de participation du gouvernement dans 75% de la banque Glisnit. La banque Kaupthing a également obtenu un prêt de 500 millions de d’euros de la banque centrale.

La Russie et l’Islande sont des pays amis qui font partie du Conseil arctique formé en 1993. Ceci intervient alors que la Russie est elle-même sujette à une grave crise, qui affecte ses places boursières depuis près de trois mois. Le ministre des finances Alexis Koudrine a notamment annoncé mardi l’injection de 36 milliards de dollars afin de renforcer le capital des banques russes.

LE CAPITALISME TOUCHE À SA FIN

Signataire du manifeste du Forum social de Porto Alegre (”Douze propositions pour un autre monde possible”), en 2005, vous êtes considéré comme l’un des inspirateurs du mouvement altermondialiste. Vous avez fondé et dirigé le Centre Fernand-Braudel pour l’étude de l’économie des systèmes historiques et des civilisations de l’université de l’Etat de New York, à Binghamton. Comment replacez-vous la crise économique et financière actuelle dans le “temps long” de l’histoire du capitalisme ?

Immanuel Wallerstein : Fernand Braudel (1902-1985) distinguait le temps de la “longue durée”, qui voit se succéder dans l’histoire humaine des systèmes régissant les rapports de l’homme à son environnement matériel, et, à l’intérieur de ces phases, le temps des cycles longs conjoncturels, décrits par des économistes comme Nicolas Kondratieff (1982-1930) ou Joseph Schumpeter (1883-1950). Nous sommes aujourd’hui clairement dans une phase B d’un cycle de Kondratieff qui a commencé il y a trente à trente-cinq ans, après une phase A qui a été la plus longue (de 1945 à 1975) des cinq cents ans d’histoire du système capitaliste.

Dans une phase A, le profit est généré par la production matérielle, industrielle ou autre ; dans une phase B, le capitalisme doit, pour continuer à générer du profit, se financiariser et se réfugier dans la spéculation. Depuis plus de trente ans, les entreprises, les Etats et les ménages s’endettent, massivement. Nous sommes aujourd’hui dans la dernière partie d’une phase B de Kondratieff, lorsque le déclin virtuel devient réel, et que les bulles explosent les unes après les autres : les faillites se multiplient, la concentration du capital augmente, le chômage progresse, et l’économie connaît une situation de déflation réelle.

Mais, aujourd’hui, ce moment du cycle conjoncturel coïncide avec, et par conséquent aggrave, une période de transition entre deux systèmes de longue durée. Je pense en effet que nous sommes entrés depuis trente ans dans la phase terminale du système capitaliste. Ce qui différencie fondamentalement cette phase de la succession ininterrompue des cycles conjoncturels antérieurs, c’est que le capitalisme ne parvient plus à “faire système”, au sens où l’entend le physicien et chimiste Ilya Prigogine (1917-2003) : quand un système, biologique, chimique ou social, dévie trop et trop souvent de sa situation de stabilité, il ne parvient plus à retrouver l’équilibre, et l’on assiste alors à une bifurcation.

La situation devient chaotique, incontrôlable pour les forces qui la dominaient jusqu’alors, et l’on voit émerger une lutte, non plus entre les tenants et les adversaires du système, mais entre tous les acteurs pour déterminer ce qui va le remplacer. Je réserve l’usage du mot “crise” à ce type de période. Eh bien, nous sommes en crise. Le capitalisme touche à sa fin.

Pourquoi ne s’agirait-il pas plutôt d’une nouvelle mutation du capitalisme, qui a déjà connu, après tout, le passage du capitalisme marchand au capitalisme industriel, puis du capitalisme industriel au capitalisme financier ?

Le capitalisme est omnivore, il capte le profit là où il est le plus important à un moment donné ; il ne se contente pas de petits profits marginaux ; au contraire, il les maximise en constituant des monopoles – il a encore essayé de le faire dernièrement dans les biotechnologies et les technologies de l’information. Mais je pense que les possibilités d’accumulation réelle du système ont atteint leurs limites. Le capitalisme, depuis sa naissance dans la seconde moitié du XVIe siècle, se nourrit du différentiel de richesse entre un centre, où convergent les profits, et des périphéries (pas forcément géographiques) de plus en plus appauvries.

A cet égard, le rattrapage économique de l’Asie de l’Est, de l’Inde, de l’Amérique latine, constitue un défi insurmontable pour “l’économie-monde” créée par l’Occident, qui ne parvient plus à contrôler les coûts de l’accumulation. Les trois courbes mondiales des prix de la main-d’oeuvre, des matières premières et des impôts sont partout en forte hausse depuis des décennies. La courte période néolibérale qui est en train de s’achever n’a inversé que provisoirement la tendance : à la fin des années 1990, ces coûts étaient certes moins élevés qu’en 1970, mais ils étaient bien plus importants qu’en 1945. En fait, la dernière période d’accumulation réelle – les “trente glorieuses” – n’a été possible que parce que les Etats keynésiens ont mis leurs forces au service du capital. Mais, là encore, la limite a été atteinte !

Y a-t-il des précédents à la phase actuelle, telle que vous la décrivez ?

Il y en a eu beaucoup dans l’histoire de l’humanité, contrairement à ce que renvoie la représentation, forgée au milieu du XIXe siècle, d’un progrès continu et inévitable, y compris dans sa version marxiste. Je préfère me cantonner à la thèse de la possibilité du progrès, et non à son inéluctabilité. Certes, le capitalisme est le système qui a su produire, de façon extraordinaire et remarquable, le plus de biens et de richesses. Mais il faut aussi regarder la somme des pertes – pour l’environnement, pour les sociétés – qu’il a engendrées. Le seul bien, c’est celui qui permet d’obtenir pour le plus grand nombre une vie rationnelle et intelligente.

Cela dit, la crise la plus récente similaire à celle d’aujourd’hui est l’effondrement du système féodal en Europe, entre les milieux du XVe et du XVIe siècle, et son remplacement par le système capitaliste. Cette période, qui culmine avec les guerres de religion, voit s’effondrer l’emprise des autorités royales, seigneuriales et religieuses sur les plus riches communautés paysannes et sur les villes. C’est là que se construisent, par tâtonnements successifs et de façon inconsciente, des solutions inattendues dont le succès finira par “faire système” en s’étendant peu à peu, sous la forme du capitalisme.

Combien de temps la transition actuelle devrait-elle durer, et sur quoi pourrait-elle déboucher ?

La période de destruction de valeur qui clôt la phase B d’un cycle Kondratieff dure généralement de deux à cinq ans avant que les conditions d’entrée dans une phase A, lorsqu’un profit réel peut de nouveau être tiré de nouvelles productions matérielles décrites par Schumpeter, sont réunies. Mais le fait que cette phase corresponde actuellement à une crise de système nous a fait entrer dans une période de chaos politique durant laquelle les acteurs dominants, à la tête des entreprises et des Etats occidentaux, vont faire tout ce qu’il est techniquement possible pour retrouver l’équilibre, mais il est fort probable qu’ils n’y parviendront pas.

Les plus intelligents, eux, ont déjà compris qu’il fallait mettre en place quelque chose d’entièrement nouveau. Mais de multiples acteurs agissent déjà, de façon désordonnée et inconsciente, pour faire émerger de nouvelles solutions, sans que l’on sache encore quel système sortira de ces tâtonnements.

Nous sommes dans une période, assez rare, où la crise et l’impuissance des puissants laissent une place au libre arbitre de chacun : il existe aujourd’hui un laps de temps pendant lequel nous avons chacun la possibilité d’influencer l’avenir par notre action individuelle. Mais comme cet avenir sera la somme du nombre incalculable de ces actions, il est absolument impossible de prévoir quel modèle s’imposera finalement. Dans dix ans, on y verra peut-être plus clair ; dans trente ou quarante ans, un nouveau système aura émergé. Je crois qu’il est tout aussi possible de voir s’installer un système d’exploitation hélas encore plus violent que le capitalisme, que de voir au contraire se mettre en place un modèle plus égalitaire et redistributif.

Les mutations antérieures du capitalisme ont souvent débouché sur un déplacement du centre de “l’économie-monde”, par exemple depuis le Bassin méditerranéen vers la côte Atlantique de l’Europe, puis vers celle des Etats-Unis ? Le système à venir sera-t-il centré sur la Chine ?

La crise que nous vivons correspond aussi à la fin d’un cycle politique, celui de l’hégémonie américaine, entamée également dans les années 1970. Les Etats-Unis resteront un acteur important, mais ils ne pourront plus jamais reconquérir leur position dominante face à la multiplication des centres de pouvoir, avec l’Europe occidentale, la Chine, le Brésil, l’Inde. Un nouveau pouvoir hégémonique, si l’on s’en réfère au temps long braudélien, peut mettre encore cinquante ans pour s’imposer. Mais j’ignore lequel.

En attendant, les conséquences politiques de la crise actuelle seront énormes, dans la mesure où les maîtres du système vont tenter de trouver des boucs émissaires à l’effondrement de leur hégémonie. Je pense que la moitié du peuple américain n’acceptera pas ce qui est en train de se passer. Les conflits internes vont donc s’exacerber aux Etats-Unis, qui sont en passe de devenir le pays du monde le plus instable politiquement. Et n’oubliez pas que nous, les Américains, nous sommes tous armés…

POUR UN SERVICE PUBLIC AU SERVICE DE L’EXCELLENCE FRANÇAISE

La Société Nationale des Chemins de Fer nous apprend son intention de ne plus desservir les correspondances des grandes lignes TGV ayant plus de cinq minutes de retard.

Il est scandaleux qu’une entreprise du service public prenne une telle décision. Sa mission principale est justement de garantir et d’assurer un transport fiable, rapide et de qualité.

La direction nationale de la SNCF rentre officiellement dans la logique d’un rendement purement financier accélérant ainsi la perspective de privatisation du service public du chemin de fer pour 2012.

Cette décision arrive également au moment où le réseau ferré régional se fait substituer par les lignes TGV. Comme conséquence, les usagers subiront bien sûr une hausse des prix du billet mais aussi la suppression des dessertes des petites gares sur les lignes jusqu’à présent desservies par les TER. Cette voie entraîne indiscutablement une frustration des usagers et une impopularité du service public. Ce sentiment citoyen, amorcé et impulsé volontairement par la direction de la SNCF, accélère la politique générale de privatisation du service public.

Les décideurs publics et politiques prennent ainsi la responsabilité de détruire une entreprise nationale et de disloquer cette excellence française, véritable vitrine de la puissance de notre pays à travers le monde.

Nous invitons les citoyens, les usagers et les agents de la SNCF à s’unir pour garantir un véritable service public moderne, ambitieux et visionnaire. Souhaiter le renforcement de l’entreprise nationale ce n’est rien d’autre qu’être au service des citoyens, de la nation, mais également au service des grandes valeurs humaines qui n’ont pas de prix.

POUR 59% DES FRANÇAIS, LE SOUTIEN AUX BANQUES NE RAMÈNERA PAS LA CROISSANCE

Les Français voient l’avenir en noir. Selon un sondage BVA- Les Echos- France Inter publié lundi, une majorité d’entre eux ne croit pas au plan de soutien aux banques pour sortir du marasme économique. 56 % des personnes interrogées jugent en effet que les mesures d’aides aux secteurs bancaires ne pourront “pas vraiment” ou “pas du tout ramener une confiance durable aux investisseurs”, et 59 % pensent qu’elles ne seront “pas vraiment” ou “pas du tout” à même de “favoriser la reprise de la croissance économique”.

Combien pour les plus démunis ?

“Si l’État peut prêter 40 milliards aux banques, il peut en accorder un peu plus pour les plus démunis”, estiment 79 % des Français. Ceux-ci doutent par ailleurs de leur système économique : 67 % d’entre eux considèrent que “la crise prouve que le système économique libéral ne fonctionne pas et qu’il faut en changer. Ils sont 65 % à se montrer “tout à fait” ou “plutôt d’accord” pour dire qu’”il faudrait maintenant que l’État investisse beaucoup d’argent pour soutenir l’emploi grâce à ce que l’on appelle les contrats aidés”. 54 % approuvent le fait que “dans la situation actuelle, il ne faut surtout pas privatiser ou ouvrir le capital des services publics”.

L’opinion des Français sur la politique économique du gouvernement demeure toujours majoritairement “mauvaise” (59 %), même si la perception s’est améliorée de 4 points par rapport au mois dernier. “Paradoxalement, grâce à la crise financière, le solde ou indice d’opinion (bonne ou mauvaise) sur la politique économique a ainsi progressé de 12 points, passant de – 35 en juin à – 23 en octobre”, selon les conclusions du sondage.

La note attribuée par les Français sur la gestion de la crise par le gouvernement se situe à 5,1 sur 10, contre 4,4 sur 10 début septembre, est-il indiqué. Ce sondage a été réalisé par téléphone les 17 et 18 octobre auprès d’un échantillon de 1.014 personnes, sélectionnées selon la méthode des quotas.

PÉTITION : POUR QUE L’ARGENT NOUS SERVE AU LIEU DE NOUS ASSERVIR !

En cette période de crise financière et économique, le soutien des États aux banques risque d’aggraver la dette publique.

Bien sûr on peut se dire que tout cela nous dépasse, que l’on n’y peut rien à notre niveau… Détrompez vous ! On peut  par son action initier une solution rapide à cette crise, résoudre la question de la dette et nous donner les moyens de financer l’immense chantier à mettre en œuvre pour répondre aux défis écologiques et humains de notre temps. Pure utopie pensez-vous?

Savez-vous que :

– Depuis 1971, plus aucune monnaie n’est liée à un étalon réel (or), ce qui la rend depuis totalement virtuelle

– En 1973, la France s’est légalement obligée d’emprunter sur les marchés financiers cette monnaie dont elle avait auparavant le pouvoir d’émission!

– Suite au Traité de Maastricht, toute l’Europe est dans la même situation, qui conduit les États à s’endetter pour obtenir, au prix fort, la monnaie immatérielle qu’ils pourraient créer eux-mêmes.

C’est ainsi plus de 1300 milliards d’euros d’intérêts qu’on a payé depuis 1973, et cette “charge de la dette” ponctionne actuellement, sur nos impôts, près de 120 millions par jour. Pendant ce temps, cette dette – le capital dû – s’est envolé à plus de 1250 milliards d’euros !

Les “élites” européennes ont volontairement abandonné notre droit de création monétaire, au profit exclusif d’une finance privée dont les excès et l’irresponsabilité sont aujourd’hui étalés au grand jour! Cette politique du “tout marché”, appliquée à la fonction monétaire, est la cause première de la dette publique, avec son cortège de restrictions budgétaires, resserrement des aides sociales, recul du service public, etc.

Alors disons “ça suffit !” Ensemble réclamons le retour du droit régalien de création monétaire au bénéfice de la collectivité !

Aidez-nous dans notre action, en signant la pétition électronique, ainsi qu’en lisant et diffusant largement l’appel qui y est joint.

CRISE FINANCIÈRE: UN MOMENT PROPICE AU RENOUVEAU ÉCONOMIQUE

 

La crise financière mondiale stimulera la formation de sociétés compétitives, y compris à travers la consolidation d’actifs dans différentes branches économiques, dont le secteur bancaire, le commerce de détail et le bâtiment, estime le président russe Dmitri Medvedev.

“Nous sommes prêts à affecter les crédits nécessaires à cet effet. Le développement stable dans ces secteurs contribuera, entre autres, à la création de nouveaux emplois”, a-t-il affirmé dans une vidéo mise en ligne sur son blog.

Selon M. Medvedev, il faut profiter de la situation pour accélérer la modernisation dans les domaines où elle se déroule encore lentement. “Cela concerne notamment l’éducation et l’assistance médicale, la réforme judiciaire, la normalisation technique et la “numérisation”, à savoir le passage aux technologies numériques”, a précisé le leader russe.

“Enfin, nous devons prendre une part active à la mise au point de nouvelles règles du jeu dans l’économie mondiale. Et ce, aussi bien afin d’obtenir un maximum d’avantages pour nous-mêmes que pour donner corps à des principes foncièrement nouveaux, susceptibles de conférer un caractère stable et démocratique à l’architecture financière mondiale”, a indiqué M. Medvedev.

Il a souligné que la Russie avait l’intention de promouvoir activement ses idées lors du sommet sur la crise financière le 15 novembre prochain à Washington.

MA PETITE ENTREPRISE

Pour changer, on ne fait rien comme tout le monde, on s’oppose ! Fièrement, nous résistons à la branlette incantatoire autour de la crise. Pas de cours d’économie politique, pas d’analyse généraliste, pas de prophétie, nada, rien ! On ne sait pas mais pas sans courage : on l’avoue, on le revendique même !

On ignore où va cette crise, on se demande même si crise il y a.

Que les « traders » et autre Kerviel du viol de marché se mordent les doigts et moins leur cuillère en argent, rien de plus certains. Mais ces bébés requins en costume rayé et les gros pèlerins qui les chapeautent, ils représentent quoi exactement ? On ouvre alors un manuel d’économie – bon d’accord un « anti-manuel » – et on y lit :

« Il y a 250 sociétés non financières cotées à Paris. Sur les 250, 85% ont plus de 10000 salariés. Or 99% des entreprises privées en France ont moins de 500 salariés et représentent 90% de l’emploi privé et à peu près autant du capital privé. Les grosses entreprises publiques, (…) ne sont pas cotées. Le capital boursier est donc une infime partie du capitale de la nation. »

Le scandale, ce n’est pas le capital qui se prend les pieds dans sa planche virtuelle à billet. Le scandale c’est le fossé entre la classe d’hyper-possédants et les millions de précaires et de précarisés… Et bien ce fossé, ce n’est pas la crise, le crack ou une dégringolade quelconque qui l’a creusé. C’est une économie en pleine santé qui a pelleté des tonnes d’humains pour le bénéfice de quelques uns.

Alors une crise populaire, ça ressemble à quoi ? Que peut-on craindre, que doit-on espérer aussi ? Un vrai gouffre qui bouffent jusqu’aux micro-épargnants, l’Argentine l’a connu fin 2001 : Economie « dollarisée » et poisons du FMI pour euthanasier jusqu’aux derniers qui, en matière de précarité, sont toujours les premiers… Le Peuple argentin dans la rue, la police, du sang, des morts et pourquoi, pour quels résultats ? Malgré un quart de chômeurs et plus de la moitié de ses habitants sous le seuil de pauvreté (au plus fort de la crise), le pays « argent » n’a pas fondamentalement changé. Le peuple y préfère toujours les péronistes à Peron, le justicialisme n’est plus la justice. Les crises économiques ne font pas forcément les révolutions ou les bouleversements politiques. Inversement, les grands changements ne sont pas fatalement assis sur la banqueroute. Notre crise à nous peut donc accoucher d’une souris type Kirchner, Bachelet ou Ségolène…

Au-delà de l’économie, nous souffrons de l’économisme. Nous voyons tout à travers elle, tout pour elle. Euro fort, croissance, CAC 40 mais pour qui, pourquoi ? Les chiffres nous aidaient à traduire les réalités, ils sont devenus une fin… Qu’importe 5%, 10% ou 30% de chômeurs, quand l’emploi devient une lutte, les stages se multiplient, quand il devient raisonnable de préférer les minima sociaux à un revenu d’activité… Se réjouir d’une éventuelle reprise, des bénéfices de « nos » entreprises ? Elles licencient aussi quand les profits sont là, pour « maximaliser », pour « rassurer » l’actionnaire… Comment comptabiliser par contre la perte de la communauté, de la religion, de la nation, bref du lien collectif ? Du beau, du vrai lien, le seul lien qui compte : le lien gratuit, le don…

Opposer aux centaines de milliards injectés par les états, les 40 qui permettrait (chaque année) l’accès planétaire à l’eau, aux soins et à l’alimentation de base, c’est déjà raisonner dans les limites du Système, dans les bornes de l’état mondial, fût-il un état providence. Même chez les vieux marxistes, les nouveaux gauchistes et les humanistes de toujours, le rationnel frappe, reste total. Tout doit se régler par un gros chèque. Or aucun virement ne remplacera la disparition des cultures vivrières en Afrique ou la dissolution du lien gratuit chez nous.

« Le dollar est la puissance supérieure, parce que les Etats-Unis sont la puissance supérieure. »

Le 1er octobre dernier, avant que le monde ne soit pendu au yoyo des chiffres, l’impérialisme états-unien lançait « africom » : son commandement unifié pour l’Afrique. C’était le continent manquant, au moins formellement. Alors décrochons de cette seringue saturée de 0 et de 1, de ce « fix » financier à l’échelle de la planète et revenons aux faits, à une réalité toute simple :

Celui qui tient la baïonnette ne connaît pas les dettes…

KOUCHNER PRÊCHE L’ATLANTISME EN GÉORGIE

Dans une logique d’alignement de la France sur la politique atlantiste américaine, le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner a indiqué à la presse et devant son homologue géorgien, Eka Tkeshelashvili, qu’il avait l’intention de se rendre dès septembre en Géorgie. Cette décision n’est pas anodine et intervient au moment où la Géorgie entre dans un conflit ouvert avec la Russie dans l’affaire de la crise en Ossétie du sud.

Le ministre Kouchner à déclaré que « J’ai assuré (la ministre) de l’intérêt et de la nécessité pour la présidence de s’occuper de cet apaisement (…) J’ai promis de visiter la Géorgie en septembre dès que cette visite pourra être arrangée ».

M. Kouchner a fait savoir que la France s’impliquerait avec « détermination » et serait prête à « s’engager sans précipitation, sans idées préconçues, mais en comprenant bien l’enjeu, avec nos amis géorgiens ».

MC CAIN ET OBAMA VEULENT LA GUERRE ! NOUS, NOUS VOULONS LA PAIX ENTRE LES PEUPLES ET LES NATIONS DU MONDE

L’un était censé représenter le mal, l’autre le bien. L’un la guerre, l’autre la paix. Désormais, les deux candidats à la présidentielle américaine rivalisent d’agressivité envers l’Iran. En ce qui concerne l’affaire irakienne, Mc Cain et Obama, sont en parfait accord pour garantir le maintien des forces américaines dans la région. Face à un tel revirement, on peut s’interroger sur quel concurrent de la course à la Maison Blanche sera le plus va-t-en guerre.

Dans un entretien sur CBS News, Barack Obama a estimé que les lancements de missiles Shahab-3 par les troupes d’élite de l’armée iranienne montraient « La nécessité d’une politique claire pour que l’Iran change d’attitude, (…) ce dont nous n’avons pas été capables ces dernières années, en partie parce que nous ne sommes pas engagés dans de la diplomatie directe avec ce pays ».

Le New York Times rapporte l’immédiate réaction de John Mc Cain à la proposition de son rival : « Les tests soulignent la nécessité d’un système de missiles de défense maintenant et pour le futur, y compris en Europe comme c’est prévu avec la République tchèque et en Pologne. Travailler avec nos alliés européens et régionaux est le meilleur moyen de répondre à la menace iranienne, et non pas des concessions unilatérales qui sapent la diplomatie multilatérale ».

Dans la même journée, Barack Obama a clarifié sa position par l’intermédiaire d’un communiqué de presse. Ses lignes ont été rapportées dans le Washington Post : « Il faut s’occuper de la menace posée par le régime iranien. (…) Il est temps de poursuivre une diplomatie directe et agressive avec le régime iranien, renforcée par des sanctions unilatérales et multilatérales endurcies ».

Toujours dans la rhétorique de riposte, John Mc Cain a fait savoir dans le Boston Globe que « Des preuves incessantes s’accumulent montrant que l’Iran cherche à acquérir des armes nucléaires ».

Les dernières déclarations de Mc Cain sont à la fois surprenantes et stupéfiantes. En effet, le dernier rapport de la CIA rendu public conclut que l’Iran a cessé son programme de développement d’armes nucléaires depuis 2003. Un autre rapport publié cette fois-ci par le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Mohamed El-Baradei, affirme ne détenir aucune preuve décisive démontrant que l’Iran cherche à se doter de l’arme atomique ainsi que l’assène Washington depuis des mois.

Mc Cain et Obama sont deux usurpateurs. Tous les deux sont manipulés par des hommes de l’ombre. Ils sont soutenus, l’un comme l’autre par de puissants lobbies politiques, communautaristes, religieux et économiques. Nous savons très bien que ce sont ces hommes qui gouvernent les Etats-Unis et que ce sont eux qui orientent les grandes lignes en terme de politique nationale et internationale. Ces mêmes lobbies et ces personnages de l’ombre contrôlent également la politique de l’Union européenne que l’on peut aisément qualifier de nouvelle « URSS d’eurocratie ».

Les bobos des beaux quartiers de Paris et les médias français ont toujours, avec leur hypocrisie habituelle et leur engouement démesuré soutenu, dès le début, le candidat Obama.

Tous ces sociologues ratés et ces analystes sans vision globale déclarent que Barack Obama représente le progrès social et la paix dans le monde. On peut donc se demander logiquement quel sera le concurrent.

En effet, comment peut-on obtenir un progrès social lorsque un candidat s’appuie sur un vote communautaire ? Comment garantir la paix lorsque ce même homme soutient une intervention militaire agressive contre l’Iran ? Et enfin, comment se fait-il que les démocrates et les républicains s’alignent avec une parfaite adéquation dans la logique de domination du monde ?

Quoi qu’il en soit, la politique d’agressivité américaine contre les nations du monde s’amplifiera dans les années à venir. Obama n’y changera rien et Mc Cain ne fera que poursuivre une politique déjà enclenchée depuis 1945. C’est la logique de la politique atlantiste.

Toutefois la paix est possible. Elle est à portée de main (apportée demain ! ). C’est le grand enjeu que nous impose l’Humanité et le 21ème siècle. La paix par la solidarité fera son grand retour. La liberté des peuples et la renaissance des nations seront au rendez-vous.

La France a donc un grand rôle à jouer. Sa voix gaulliste et universelle doit de nouveau rayonner dans le monde. Elle doit insuffler une grande politique alter nationale pour soutenir la paix, la justice et la solidarité entre les nations et les peuples et répondre ainsi aux grands enjeux de demain. Une telle ambition politique et une telle exigence humaine ne peut qu’aboutir à une opposition ferme et systématique aux politiques de misère mondiale et à toutes les guerres illégitimes provoquées par les capitalistes financiers, les ultra-libéraux et les bureaucrates.

Je pense que cette politique humaine et responsable doit s’accompagner et s’appuyer sur les quatre principes de vie fondamentaux. Jean-Claude Martinez, député européen et membre de l’EUROLAT (parlement Europe-Amérique Latine) les définit clairement. Il s’agit de l’eau, de l’alimentation, de la santé et de l’instruction.

Penser global et agir national, c’est le sens de l’action pour la paix, l’unité et la fraternité éternelle entre les peuples et les nations du monde entier.

Pour paraphraser Neil Armstrong, il s’agirait là d’« un petit pas pour un homme « politique », mais un bond de géant pour l’humanité ».

NON SEULEMENT SARKOZY HUMILIE LA FRANCE, MAIS IL INSULTE AUSSI LES MORTS

Une source élyséenne a déclaré à la presse que « L’Elysée a ainsi qualifié dimanche d’ « erreur historique » le fait d’imputer à Damas cet attentat. « Le Drakkar, ce n’était pas la Syrie. La Syrie, c’était l’attentat contre l’ambassadeur de France au Liban Louis Delamare en 1981. Le Drakkar, c’était l’Iran et le Hezbollah ».

La présidence de la république a estimé que « C’est une polémique qui n’a absolument pas lieu d’être ».

Le malaise est quand même présent, surtout que la version officielle de cet attentat a toujours été remise en cause depuis 20 ans par les spécialistes, les familles des victimes, et les victimes eux-mêmes.

Le président syrien a toujours été considéré comme impliqué dans l’attentat qui a coûté la vie à 58 soldats français au Liban en 1983.