LES CORNIAUDS

“Le spectacle est le capital à un tel degré d’accumulation qu’il devient image”. Guy Debord. Il suffit d’animer et de démultiplier cette image et l’on obtient l’essence formelle et idéologique d’une grande partie du cinéma français depuis les prémices de la Nouvelle Vague jusqu’à la débandade des films actuels.

Tout d’abord, donc, la Nouvelle Vague, fille de son temps, les années 60. De ce temps si glorieux où, comme disait Marx à propos d’autre chose (mais mieux vaut décontextualiser Marx que citer Attali), “la liberté n’avait pas encore montré les dérives de ses conséquences, c’ est pourquoi cette période gardera toujours la saveur du temps qui ne reviendra plus”. En d’autres mots, et comme l’a merveilleusement démontré Michel Clouscard, ce temps où l’on a créé les conditions culturelles de l’avènement du capitalisme total avec l’inconscience du jouisseur. En libérant symboliquement la société de tous ses tabous moraux, de l’idée d’enracinement, des vertus populaires et plus globalement de l’ordre social post-1945, les élites politico-artistiques de Gauche initiées à Mai 68 ont réduit en miettes les barrières culturelles au libéralisme dans son unicité dialectique. Car, comme l’a prouvé Jean-Claude Michéa dans son tout récent “Empire du moindre mal”, le libéralisme économique et le libéralisme politique et culturel sont les deux pans d’un seul et même projet (celui de l’idéal de rationalité des Lumières), en ce sens où ils ont besoin d’eux mutuellement pour combler leurs apories respectives. Et donc, nos chers réalisateurs pour étudiants, les Godard, Truffaut et consorts ont tenu à merveille leurs rôles d’idiots utiles. Car là est le comique, c’est que ces messieurs se revendiquent de Gauche, voir du marxisme pour quelques uns, où du moins, les successeurs qui s’en réclament. Mais ils n’ont rien vu venir. Et surtout rien compris. Une jeune bande de généreux à la caméra ambitieuse, sûrement, mais politiquement très naïfs, aveuglés dans la joie créatrice et éphémère des années 60 et 70. L’effervescence n’est cependant pas une excuse. Pasolini avait tout compris de la modernité, lui, à la même époque et à mille kilomètres au Sud ; certes plus loin des Beatles et des jupettes parisiennes. Ca aide pour le sérieux. Il suffit par ailleurs de lire ses “Lettres luthériennes” pour s’apercevoir de la grandeur de sa vision.

La Nouvelle Vague sera donc le terreau de la déconstruction. Déconstruction du héros (continuité de l’œuvre de Port-Royal) malgré les statues d’Olympe du Mépris de Godard, du corps (où l’on nous a expliqué que seule l’intelligence de l’esprit était valable, et que le culte de l’effort physique frôlait le fascisme, merci Derrida) et plus important de la notion de réel. C’est là que réside l’ambiguïté des films d’auteurs de l’époque: il y a un désir formel de réalité, avec notamment l’apparition de la lumière réelle (même si Jean Vigo l’avait déjà baptisée dans son superbe film l’Atalante), et, chez certains réalisateurs, une grande liberté de dialogues laissée aux acteurs, mais de l’autre côté, un mépris profond pour la vie ordinaire des petites gens, pour le travail et pour la masculinité qui frise avec le mépris de classe. Un élitisme petit-bourgeois diront certains, une fuite novatrice et fraîche pour d’autres. Mais dans tout les cas, une volonté d’en finir avec le cinéma de papa (et, pour les plus carriéristes, pour se faire bien voir de Tonton).

Il avait pourtant du charme le cinéma franchouillard du vieux. Avec des acteurs à gouaille, des réalisateurs talentueux, d’excellents dialoguistes…

Le film français typique des années 50 c’est le polar comique ou le film de société dialogués par Audiard, ce dernier bien épaulé par le trop méconnu romancier parisien Albert Simonin. Il y a les lieux structurants, le bistrot et la rue. Et surtout, ce qui a le plus de charme, ce sabir mi-bandit mi-populaire qui nous semble aujourd’hui beaucoup plus riche et créatif que le langage des zy va devant lequel se prosternent Jack Lang et Clémentine Autain. Bien sur, c’était une idéalisation du parler de comptoir, plus élaboré et varié que celui de la réalité. Mais il n’empêche que le vrai héros des films de Verneuil, de Melville et au-delà, de Pagnol ou Carné, ce sont bien ces mots. Oscillant entre du Céline et le capitaine Haddock. Et les deux chefs d’orchestre populo-littéraires de ces films sont Michel Audiard, déjà cité, et Henri Jeanson. Se qualifiant lui-même d’anarchiste de droite, comme Orwell, le premier des deux dialoguera les chefs d’œuvre du mouvement : Le Président, un Singe en hiver, les Tontons flingueurs, le Cave se rebiffe, Mélodie en sous-sol, Marie-Octobre, les Vieux de la vieille, les Barbouzes, Ne nous fâchons pas, Maigret et l’ affaire Saint-Fiacre…Tout ces films que Godard prétendra révolutionner avec son prétentieux A bout de souffle. Malheureusement, les jeunes étudiants en cinéma semblent plus passionnés par son Belmondo qui met un chapeau pour téléphoner que par les répliques de Ventura. Le Spectacle réduit à l’image…

Cependant, le génie populaire de ces films des années 50 n’auraient pas été si conséquent sans la génération d’acteurs qui épousaient si bien les personnages. Car pour dire du Audiard, mieux vaut ne pas ressembler à Jean-François Coppé ou Nadine Morano. Il en faut du charisme, de l’assurance, et surtout, le plus important, la crédibilité accouplée à une bonne dose d’empathie envers le peuple. Jean Gabin, Lino Ventura, Alain Delon (jeune), Paul Meurisse, Paul Frankeur, Bernard Blier, Simone Signoret, André Pousse…La plupart de ces acteurs se sont faits tout seul et provenaient de milieux plutôt populaires, ou du moins atypiques (Lino Ventura fut catcheur avant d’être remarqué pour tourner, André Pousse cycliste). Ce qui implique une solide connaissance des gens, utile pour prétendre incarner ces derniers dans les longs-métrages. D’ailleurs, Audiard piquait souvent quelques phrases de Gabin ou Blier que ceux-ci prononçaient dans la vie courante pour faire ses dialogues. Et quand bien même les histoires traitées étaient parfois bien loin de la vie courante (beaucoup de films de bandits), il persistait un climat favorable à l’identification populaire par le biais du langage et des quartiers filmés. Quand à l’arrière fond politique de ces films, il était discret, sauf bien sûr dans Le Président. Cependant, par quelques répliques bien senties, il y a quelques valeurs qui ressortent si on y prête un peu d’ attention: l’honneur, le courage, l’anti-cléricalisme, la méfiance à l’égard de l’argent et de la technologie, et la convivialité. Globalement, une ode à la common decency d’ Orwell, encore lui.

Sans s’y attarder, le prolongement de cette critique de l’argent et des parvenus se retrouve dans le personnage de petit patron incarné par Louis de Funès. Génie comique longtemps méprisé par les critiques mondaines, il aura réussi son pari, « faire rire à la fois les petits et les grands». La Grande vadrouille et le Corniaud font d’ ailleurs partie des films préférés des français depuis longtemps. La longévité renvoyant donc plus à la culture qu’à une mode, ce qui est donc plus respectable.

Un autre maître comique antérieur à la Nouvelle Vague n’est autre que Jacques Tati. Son cinéma est plus maîtrisé que les films précédemment cités, mais le fond reste le même. On ressent chez lui un amour de la vie ordinaire, tout en soulignant son attachante absurdité par quelques gags innovants. « Jour de fête » célèbre la joyeuse vie de quartier et prédit déjà la menace du mode de vie américain, « Mon Oncle » est une lourde offensive face à la modernité et à l’urbanisme (que l’on retrouve aussi dans Traffic) et PlayTime critique férocement le vide humain de l’organisation du travail. Tati aura toujours façonné ses films de telle sorte qu’il en ressort toujours deux niveaux de lecture, avec l’aspect comique et attachant de nombreuses scènes, puis au-delà, une réflexion importante sur la société moderne. Ces deux niveaux de lecture ont trop souvent été décloisonnés depuis, laissant le place à l’élitisme sordide ou au contraire à la farce de mauvais goût (camping). Ses films restent majeurs dans la critique de l’idéologie du Progrès. Et c’est l’un des derniers grands cinéastes qui filmera avec passion les gens de peu. Ce qui prouve que son petit fils, Jérôme Deschamps, n’a rien compris en créant les Deschiens, desquels il ressort plus de mépris pour le peuple que d’ empathie. En revanche, tout le cinéma italien social des années 60/70 est un très bon équivalent.

On l’a vu, la Nouvelle Vague était très douteuse politiquement, reniant tout ce passé cinématographique que nous venons d’énumérer. Mais cependant, il y avait le désir de produire un film beau, le plus souvent indépendant, et d’une ambition formelle révolutionnaire. Les montages de Godard sont en effet très novateurs vis-à-vis des constructions filmiques très lourdes et cadrées des films des années 50. Même si, je le conçois, le style pour le style est, en art, souvent l’apanage des branleurs ou autres escroqueries de jeunes créateurs plasticiens talentueux néo-duchamp. Ou tout simplement des mauvais écrivains. Un œuvre d’art sans pensée, c’est de la décoration non ? A quand le premier film monochrome d’ ailleurs, que l’on pourrait appeler « Bleu ou les errements de l’ Espace » ? La mairie de Paris de Delanöé se ferait une joie, soyez en sur, de le diffuser gratuitement devant l’ Hôtel de Ville.

Mais essayons de rester bon esprit et rendons à la Nouvelle Vague ce mérite d’innovation technique. Du moins pour souligner le fait que le cinéma français actuel n’a même plus cette prétention formelle. En effet, les montages sont aujourd’hui très classiques. Dans les films à diffusion nationale, entendons nous bien. Cependant, s’intéresser à la forme n’est pas notre propos. Jetons un œil sur le fond et la qualité d’écriture. Oui ben ne criez pas, je sais que ça file le vertige.

Déjà, les acteurs sont devenus rois. Fut un temps, on allait voir le dernier Tati, le dernier Renoir, le dernier Clouzot. Désormais, on va voir le dernier Dujardin, le dernier Clavier ou, pour les plus dépressifs, le dernier Mathilde Saigner. Ce qui implique que pour qu’un film marche, il faut un acteur qui marche, donc un acteur qui passe à la télé. Beaucoup de préférence. Et avec toutes les compromissions qui vont avec. Cela signifie également que l’on nivelle le cinéma par le bas. En effet, en écrivant des films pour les acteurs, on s’abaisse à eux, à leur image. Oui, écrire un film en fonction de Michael Youn, j’appelle ça une régression.

Et ne croyant pas à l’hérédité du talent, le nombre actuel de fils de dans les castings prouve bien que jouer la comédie au cinéma n’est pas un art majeur. Le cinéma s’abaisse donc à ses éléments les moins compétents au niveau de la production artistique. Ça peut expliquer le faible niveau de cette dernière. Il serait par exemple plus judicieux de mieux soutenir financièrement les scénaristes, et d’offrir une plus grande reconnaissance aux réalisateurs qui, eux, font un réel travail de long terme sur l’œuvre, accaparée ensuite par les acteurs et leur docilité si marquée face à n’importe quelle caméra, notamment celles du canal hertzien. Pour le plus grand bonheur des talk-shows. Et des débats citoyens s’il s’agit d’un film de société.

Pour revenir au nombre impressionnant des fils de, il est intéressant d’aller au-delà de l’approche que nous venons de faire. Car cela ne nous prouve pas seulement que le métier d’acteur de cinéma est à la portée de n’importe quelle personne normalement constituée (et encore, le Huitième jour a prouvé qu’on peut même franchir cette limite). Ça nous permet surtout de faire une critique sociologique plus globale du phénomène. En effet, ça nous renvoie à l’image de la grand-mère qui ne veut pas lâcher l’héritage et qui place ses enfants pour garder le contrôle. On a ici l’exemple typique de ces élites françaises qui refusent d’ouvrir un peu les vannes de la pensée. Pourquoi depuis le début des années 80 n’a ton eu en France aucun film vraiment dérangeant politiquement ? (Pour être dérangés au niveau des mœurs, enfin pour ce qui pense que le sexe est encore une transgression, se reporter aux aventures morbides et tellement mauvaises de Breillat et sa copine de manif Despentes). Tout simplement parce que le cinéma est l’art qui demande le plus d’intermédiaires financiers, et donc de contrôle. Et il serait très mauvais pour le système de laisser faire un film qui pourrait canaliser les souffrances et révoltes isolées dues au système politico-économique actuel.

C’ est pourquoi nous avons des films à la critique segmentaire, qui ne vont, par exemple, critiquer qu’un seul pan du libéralisme, comme le dernier film avec Matthieu Amalric, la Question humaine. Et encore, ce dernier est l’un des plus ambitieux de ces dernières années. Mais l’analyse politique ne doit pas se buter aux films proprement politiques. Il est plus intéressant de se fier au climat qui transparaît des films dits normaux, ou, pour parler dans le langage du cinéma français d’ aujourd’hui, des films intimistes qui évoquent l’errance des couples et (ou) des trentenaires. Et ce qui frappe, c’est que la plupart de ces films (qui constituent une grande partie de la production française) se sont considérablement éloignés des quartiers et modes de vie populaires dans leurs lieux de tournage et les situations. A côté, Plus belle la vie, c’est les Favelas de Buñuel. Le cadre de référence de ces films Télérama, c’est un bel appart parisien, un boulot de cadre, un couple physiquement parfait, une maison de résidence dans le Périgord noir, une grosse voiture…Quel rapport avec la vie ordinaire ? Les spectateurs populaires de ces films n’ont donc plus que l’identification sentimentale qui rentre en jeu, mais depuis, Houellebecq a prouvé que l’amour, était dépendant des critères sociaux et physiques. Un marché du désir immense et rentable où nos gentils et beaux fils de ne font que jouer leur rôle de marchand de frustration. Mais c’est logique, qui sont plus fiables pour faire respecter les lois du système en place que les enfants des rentiers de celui-ci ? Ils ont même réussi à droguer Guillaume Depardieu pour qu’il dise n’importe quoi.

Vous y croyez vous, au côté révolutionnaire d’Anthony Delon et d’Arthur Jugnot ? Mais si les réalisateurs faisaient des films de qualités, je n’aurais pas tout ça à redire. En mettant l’aspect social de côté, donc. Et bien il en ressort quoi ? Oui, voilà, un ou deux bons films par an. Certes, les critères divergent sur la qualité de tel ou tel film dès lors que l’on sort de l’objectivité de l’analyse politique. Mais s’il est convenu que les films d’ Agnès Jaoui sont LA qualité actuelle, c’est que l’on n’a pas les mêmes approches de la tiédeur. A quand un vrai bon film français sur les gens ordinaires ? Même Guediguian a délaissé son Estaque marseillaise pour les frasques de Mitterand (et son suppôt Benamou) et un billet d’ avion pour l’ Arménie. La littérature s’est historiquement chargée de parler de la bourgeoisie, gageons ou plutôt espérons que le cinéma se réappropriera l’univers réel de ses spectateurs. Et l’argument qui dit qu’il ne faut pas changer car il y a des gros succès et des salles pleines ne tient pas. D’une part, les gros succès sont américains et non français, mis à part les grosses comédies de Noël comme l’ infâme Bronzés 3, et d’autre part, à force de se faire traiter de chien, on finit par aboyer. En d’autres mots, nos élites sont tellement coupées du réel et méprisent à un tel point les gens, que ceux-ci, de plus en plus isolés (donc influençables) ont fini par croire à toute l’idéologie dominante et ses symboles de richesse, et donc courent voir (ce qui reste encore à nuancer, car les salles de cinéma françaises sont loin d’être remplies. 9€ le Gaumont, allez savoir…) les niaiseries d’ autocongratulation comme, au hasard, Hors de Prix, Prête moi ta main et toutes ces mascarades sur « les amis retrouvés », « les couples qui se perdent et se retrouvent »…Pour ressortir de la salle frustré de ne pas vivre les histoires que l’ on lui vend. Oui, on ne fait même plus rêver, on vend. De la frustration. On n’apporte pas de transcendance, on soumet violemment ce qu’il reste d’humanité chez les gens aux lois du Marché, que ce soit celui du désir ou, son grand frère régisseur, celui de l’ économie, par des messages subliminaux très durs pour qui possède un minimum de conscience sociale et humaniste. Et qui ne supporte pas que l’intime ait le monopole des sujets traités sur les pellicules.

Mais ce qui n’a pas changé depuis la Nouvelle Vague, c’est que les créateurs n’ont toujours pas conscience de leurs errements. Et qu’ils prétendent, pour certains, faire des films engagés à Gauche. Il y avait avant l’excuse de la jeunesse, maintenant celle d’être coupés du monde réel. Question d’époque. Comme dirait Marx, « ils font les histoires mais ils ne savent pas l’Histoire qu’ils font ».

A l’instar du football, de la chanson et de la télévision, le cinéma qui a pu avant et durant les années 50, être un domaine à vocation populaire, a subi une révolution culturelle (Arrêt Bosman en foot, privatisation de la première chaîne pour la télé, Yannick Noah pour la chanson) avec la Nouvelle Vague qui, par naïveté à permis l’avènement de l’élitisme déphasé d’aujourd’hui, complice aveugle d’un capitalisme qu’il prétend défendre par de grandes causes sociétales. Elitisme, on l’a vu, qui n’est que financier, car la production cinématographique est vraiment très faible. Au moins, dans les siècles passés, la bourgeoisie avait la décence d’être cultivée et créative. Comment est on passé du mépris de la culture populaire à la montée de culture de masse par le biais de cette révolution culturelle des années 60 ? La lecture de Christopher Lasch s’avère à ce sujet indispensable.

La solution peut passer, pour le cinéma, par la création personnelle et artisanale, avec les petites caméras numériques par exemple. Faible diffusion, obligation de passer par Internet, mais devant le pessimisme de leur intelligence, gardons l’optimisme de notre volonté.

LES PROMESSES ET L’UNANIMITÉ POLITIQUE

Le 6 mai 2008 Nicolas SARKOZY est élu président de la république. Il déclara : « Je vais mettre fin aux dépenses somptuaires et à la gabegie ». Observons le salaire des 577 députés. Un députe pris au hasard touche 6952,91 € + secrétariat : 1525 € + collaborateurs : 8949 € + train : gratuit en 1ère classe + avion : 40 vols gratuits + taxi parisien : gratuit + auto : à disposition + hôtels haut de gamme tarifs préférentiels + restaurant de l’Assemblée : environ 7 € le repas ! table très haut de gamme. Sans compter les cigares + prêts à taux réduit : 2 à 3%

Soit une enveloppe mensuelle officielle de plus de 17400 € par mois, soit pour 557 députés 10 039 800 € par mois, plus de 120 millions € par an. Mais… ils peuvent ne pas être réélus ! Et alors, et alors… Debré est arrivé ! Et, avant de repartir, il a fait voter une loi sur le régime spécial des retraites des députés ! Les députés non réélus percevront « à vie » 20 % de leur traitement : soit 1390 € par mois, le « golden parachutes » de nos députés. Jean-Louis Debré a fait voter à l’unanimité et dans le silence complet, une loi pour que désormais, un député non réélu touche pendant 60 mois au lieu de 6 son indemnité mensuelle nette qui est à ce jour – selon info sur site Assemblée nationale – de 5178 €, soit 6 952 € brut. Chaque député non réélu coûte donc aux Français 417 180 € sur 5 ans ! Sans parler de ce qu’il leur coûtera « à vie ». Seuls les médias suivants ont donné cette information : « RMC », « Le Canard enchaîné » et « Midi Libre ». L’opposition n’a pas crié au scandale. Pour une fois tout le monde a été d’accord y compris Messieurs Hollande, Ma mère et compagnie de l’opposition de tous bords… Bien entendu cette généreuse « indemnité chômage » est totalement inconditionnelle, et l’heureux bénéficiaire de cette jolie rémunération de 5 ans, n’est tenu à aucun engagement quelconque, comme par exemple justifier de la recherche d’un nouvel emploi, d’une visite mensuelle auprès d’un conseiller ANPE, ou d’une activité justifiant cette « aide sociale »… bref, tout ce qui est demandé à des chômeurs ordinaires.

ZEITGEIST, LE FILM

Zeigeist, ou comment traiter des vérités que personne ne souhaite entendre. Ceci n’est pas un documentaire tentant une fois de plus de vous bourrez le crâne avec divers messages. Tout ce qui va vous être révélé sont des faits scientifiques, anthropologiques, théologiques. Plusieurs parties de l’Histoire de l’humanité vont être traitées, tout d’abord la plus grande supercherie de tout les temps, la religion, ensuite le « mythe » du 11 septembre et enfin les guerres.

Certains d’entre vous refuseront de croire ce qu’ils vont voir, mais pourtant il n’y aura aucun mensonge, seulement des faits prouvés et établis.

PS : Zeitgeist signifie « l’esprit du temps », plus précisément l’étude d’une époque et de son climat culturel.

CALI, EMBLÈME DE LA NOUVELLE VAGUE DE LA CHANSON FRANÇAISE

Cali est un jeune chanteur rebelle à fond dans le système, déçu de ne pas avoir pu lancer de pavés en mai 68. Il arrive malgré tout à faire figure de résistant des temps modernes auprès d’une certaine jeunesse spécialement inculte. Son secret ? Faire de l’humanitaire par le verbe, de la résistance par le mot, de la subversion par la phrase. En clair : ne pas s’impliquer par l’action tout en le faisait croire par la parole. Ça ce vend bien… Essayons d’oublier un instant son absence de talent en tant que compositeur et chanteur, pour se pencher plus spécialement sur le piètre parolier.

Sa chanson “Mille cœurs debout” est le symbole exemplaire du néant artistique de notre chanteur. Voilà ce que l’on appelle résister à rien, mais résister quand-même. Dans cette chanson, on peut l’entendre scander que si “ils” (les méchants) essayent encore de s’infiltrer dans un système qui lui est si douillet, “ils” auront à faire à mille cœurs debout (ce qui ne représente rien sur une échelle de soixante millions de personnes, mais passons). On y entend également ses gémissements de commisération en faveur de l’enfant africain. Nous ferons l’impasse sur son côté faussement humanitaire. Encore une hypocrisie bien française. Il faut tout de même se donner une bonne conscience auprès du public, ça rapporte gros. Cali veut peut être faire oublier son penchant pour le communisme. Une de ses paroles “Quand tu serres le point haut vers le ciel” fait l’éloge de cette idéologie criminelle . Il est vrai que notre humaniste en manque de sensations fortes a oublié volontairement ou alors, certainement, par un manque de culture historique, que les premières victimes du 20ème furent les opposants de Lénine et Staline. Quoi qu’il en soit, Cali soutient une idéologie qui a exterminée plus de 100 millions de personnes.

On constatera, donc, encore une fois, un chanteur qui est à fond dans le système et tente de dénoncer… rien. Le tout donne l’impression à son jeune public d’être une génération écorchée par… rien. Bravo l’artiste! Encore un qui pourra se convertir en illusionniste…

PAX TERRAE GLORIA DEO

I – Yahw(/v)isme et émergence du monothéisme

Le monothéisme est un des fondements de la croyance judéo-chrétienne. Le terme de monothéisme est utilisé pour toutes les philosophies attestant la soumission à un Dieu Unique sans associé, c’est pour cela que nous retrouvons cette notion dans la tradition mosaïque (judaïsme), chrétienne et islamique. Le monothéisme est l’antinomie du polythéisme qui lui est la croyance en plusieurs divinités. L’intermédiaire entre le monothéisme et le polythéisme est l’hénothéisme. L’hénothéisme est la croyance en Un Seul Dieu pour un peuple, la croyance d’autrui pouvant être différente de l’hénothéisme du peuple considéré, c’est-à-dire que l’hénothéisme ne contredit pas la croyance d’autrui, mais celui-ci est la croyance en un Dieu particulier.

Les termes cité ci-dessus ne sont pas à confondre avec ceux de monolâtrie et d’idolâtrie, dans la mesure où la monolâtrie est le culte (et non l’attestation de croyance) d’Un Seul Dieu, et l’idolâtrie, le culte des représentations divines.

En Israël, la causalité de l’émergence du monothéisme se développa grâce au Yahw(/v)isme, c’est-à-dire la croyance en l’Unique Yahwéh (ou Yahvé) en partant d’un principe que la notion même de monothéisme a évolué pendant six siècles avant la tradition mosaïque, selon les données archéologiques et historiques. Néanmoins, nous pouvons affirmer, que d’un point de vue de l’étude des textes monothéistes (Torah ché bikhtav, Nouveau Testament, Coran), le monothéisme est considéré comme une notion qui existait bien avant l’essence de l’homme et son émergence dans le mode concret (nous reviendrons plus loin sur cette analyse complexe, voir chapitre II).

La religion antérieure au Yahw(/v)isme et au judaïsme, est la religion des traditions patriarcales (Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob), encore appelée religion du cycle patriarcal.

La religion du cycle patriarcal consiste aux cultes des stèles (massébah) dressées, de l’arbre sacré (ashérah) et de l’instauration d’un autel pour les sacrifices animaux (par exemple le sacrifice du mouton).

Il est important de souligner que le Yahw(/v)isme constitue un monothéisme pur, une monolâtrie et un aniconisme, c’est-à-dire l’existence du caractère aniconique de Yahwéh, où l’aniconisme est la non-représentation (par une statue, un taureau, un veau…) de Yahwéh; il y a un rejet de toute représentation concrète de Yahwéh à l’époque des origines du monothéisme chez les israélites. Nous pouvons donc dire que la religion d’Israël est une religion aniconique. Nous remarquons que la religion des patriarches (Abraham) présentait un aniconisme relatif car les stèles dressées (massébah) existaient à cette époque.

Le trône vide fut un élément de représentation abstraite du Divin durant le cycle patriarcal, ce trône vide relève d’une tradition qui peut être considérée comme aniconique, en effet le vide est la caractérisation idéal de Yahwéh, sachant que le vide dans le monde des hommes constitue la Plénitude dans les autres mondes (cette notion de Vide concret et Plénitude abstraite est très intéressante et mérite une étude plus approfondie, voir chapitre III).

Les analyses historiques et archéologiques montrent que l’essence du monothéisme se localise à l’Est du Sinaï, aujourd’hui l’Est de la Palestine dans la région du Néguev. Il y a plus de 3400 ans, Moise reçoit son enseignement par l’Omnipotence. Un point que je souhaite indiquer : son beau père Jéthro était un prêtre arabe du pays de Madiân, et (même) à cette époque, les arabes étaient considérés comme ennemis par le peuple d’Israël. L’exemple de Moise montre la volonté d’une unification, et l’unification d’une volonté de paix entre les peuples, dans la mesure où Moise a épousé une arabe, fille de prêtre. Son beau père Jéthro était prêtre et croyant, mais les données archéologiques n’ont pas apporté de preuve sur le fait que Jéthro était monothéiste, néanmoins, le Coran apporte la preuve que Jéthro était croyant et croyant en un seul Dieu. De plus, lorsque Moise venait voir son beau père au sanctuaire, il devait retirer ses sandales, d’où l’idée d’une corrélation entre le monothéisme de l’époque et le respect d’un site dédié à Un Seul Dieu. Nous voyons que l’origine du Yahw(/v)isme est corrélé à un culte madiânite, ceci unifiant les peuples de l’époque croyants en Un Seul Dieu, les peuples monothéistes de l’époque étant des arabes du Néguev et les enfants d’Israël.

D’autres prophètes ont confirmé le message de Vérité, comme Elie qui, au mont Carmel, situé entre la Phénicie et Israël a dit «choisissez entre Baal et Yahwéh», où Baal était une divinité phénicienne. Au neuvième et huitième siècle avant Jésus Christ, l’Empire Assyro-araméen vouait un culte des astres, ce culte des astres se développant aussi à Jérusalem.

En -800, l’adoration de l’arbre sacré ashérah revient en Israël, d’où l’intervention des prophètes Amos, Osé et Miché pour rétablir l’aniconisme strict et le monothéisme pur.

En fait, le monothéisme qui s’est établit en Israël est le fruit d’une longue maturation, où la base fut la monolâtrie et la transition monolâtrie-monothéisme, une transition s’étalant sur six siècles, ce qui n’est pas rien, et c’est la l’importance d’une réflexion de la part du lecteur. Tout processus de Maturation est un processus lent, le monothéisme s’est installé très progressivement dans la tête des croyants soumis à l’Omniscience, ceci de génération en génération et non pas d’un coup de baguette magique. Retenez bien la notion de Maturation de l’Esprit comme étant un processus prenant son temps.

« Moi, je suis Yahwéh ton Dieu… Tu n’auras pas d’autres dieux… Tu ne feras pas de représentation sculptée. Tu ne te prosterneras pas devant ces dieux et tu ne les serviras pas… » (Exode 20,2-4, Deutéronome 5,6-9).

Après le quatrième siècle avant Jésus Christ, le Dieu Suprême est appelé le Très Haut, Seigneur et dans la tradition hélennistique ZEYΣ (ZEUS). Le nom de Yahwéh disparaît progressivement et est remplacé par celui d’Adonaï (Seigneur). Le tétragramme YHWH est ineffable ou imposé comme ineffable, ce tétragramme n’est pas prononcé, les monothéistes n’ont plus le droit de prononcer le mot Yahwéh, ce qui confirme l’idée que le Yahw(/v)isme disparaît, mais Seul Subsiste la Face de la Vérité.

Sous Hérode, l’esplanade du Temple de Jérusalem était le lieu où, une fois par an, le tétragramme YHWH était prononcé par un prêtre, aujourd’hui, cette esplanade n’est plus et, est remplacé par l’esplanade des mosquées.

En -300, nous trouvons des synagogues en Palestine, et aussi en Egypte.

Afin de récapituler sur la chronologie, nous considérons que :

1/ l’époque des patriarches (Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob) s’est déroulé de

-1900 à -1700,

2/ l’époque de Moise se situe au 14e siècle avant Jésus Christ,

3/ les rois Saul, David et Salomon ont régné aux 11e et 10e siècle avant Jésus Christ. Vient ensuite,

4/ l’époque des prophètes Osée et Isaïe au 8e siècle avant Jésus Christ.

5/ Nous situons la réforme de Josias au 7e siècle avant Jésus Christ.

6/ Les missions d’Esdras et de Néhémie se situe au 5e siècle avant Jésus Christ

7/ Jésus fils de Marie (-6 à +29 ou 0 à +33), serviteur de l’Omnipotence va enseigner aux hommes que leurs actes de vie, de piété et de vertu, sont nécessaires et suffisants, pour l’obtention du Salut de leurs âmes concupiscentes.

8/ Et enfin, le sceau des prophètes, le messager Muhammad fils d’Abdallah va mettre un point final à l’enseignement scientifique, et va confirmer tous les messages précédents. Ajoutons que Muhammad est le dernier d’une longue lignée de 25 prophètes d’Adam à Jésus, hommes faisant tous parti de la même famille…

« Nous avons fait descendre la Thora dans laquelle il y a guide et lumière. C’est sur sa base que les prophètes qui se sont soumis à Allah, ainsi que les rabbins et les docteurs jugent les affaires des Juifs. Car on leur a confié la garde du Livre d’Allah, et ils en sont les témoins. Ne craignez dons pas les gens, mais craignez Moi. Et ne vendez pas Mes enseignements à vil prix. Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants. » (Coran, sourate 5, verset 44, Al-Ma’idah, La Table Servie)

II – Le monothéisme comme étant un principe antérieur à l’essence du discernement et antérieur à l’émergence de l’être dans le monde concret

La réflexion du statut du monothéisme mérite d’être éclaircie : le monothéisme est un principe antérieur à l’essence du discernement attribuée à l’homme par l’Omniscience, et par conséquent avant son émergence dans le monde concret. Le niveau supérieur d’interprétation par rapport au chapitre I est que, premièrement, l’homme est monothéiste par essence, mais pas forcément par existence. En effet, l’homme peut se dire athée, agnostique, polythéiste, appartenant au chamanisme, au brahmanisme, au bouddhisme, à l’hindouisme, au confucianisme, au fétichisme du cargo, au mazdéisme, au shintoïsme, au taoïsme, à l’animisme… Ou bien l’homme peut se définir monothéiste, c’est-à-dire comme appartenant au judaïsme, à la kabbale, au catholicisme, à l’orthodoxie, au protestantisme, à l’église anglicane, à l’église adventiste du 7e jour, à la petite église, à l’église vieille catholique, à l’église vieille catholique mariavite, aux églises orientales non chalcédoniennes, à l’église irvingienne, à l’église néo-apostolique, à l’église vivante (église rénovée), à l’église kimbanguiste, à l’église du christ scientiste, au qwakers, aux témoins de Jéhovah, aux amis de l’homme… Mais aussi à l’Islam, c’est-à-dire au sunnisme, au chiisme, au mouridisme, au soufisme, ismaéliens nizârites, au kharedjisme, à la salafiya, au tabligh, au wahhabisme, au ahmadiyya, aux frères musulmans… Nous constatons une forte diversité… Mais je m’adresse aux hommes : combien existe-t-il de religions, confréries, philosophies si différentes qui, au final parle de la même Puissance ? Une ? Plusieurs ? La Vérité n’est-elle pas source d’unification ? L’union des hommes sous une même bannière n’est-elle pas plus profitable ? N’existe-t-il pas qu’une seule communauté, celle de l’homme ?

L’histoire et l’étude de l’homme montre qu’il existe un ancêtre commun aux 6 milliards d’Homo sapiens sapiens. De cette origine unique de l’homme qui est corrélative à l’essence d’une pensée unique, surgit l’uniformité du rapport de l’homme avec lui-même, étant donné le caractère unique de l’émergence de l’être. Le rapport de l’homme avec lui-même le place dans un état de contemplation, état de contemplation asymptotique de la Vérité. Le fait que l’homme est définit monothéiste par essence, mais pas forcément par existence, s’explique dans la mesure où l’ancêtre commun a été soumis aux stimuli externes qui l’entourent. L’homme se retrouve face à cette soumission qui est mise en adéquation au non contrôle absolue de sa propre existence, et il me semble que c’est cette prise de conscience du non contrôle absolue qui a poussé l’homme à réfléchir sur son état de soumission intrinsèque et extrinsèque. Etant donné que monothéisme signifie soumission à une Omnipotence et une Omniscience, la croyance à Un Dieu Unique suggère un état de soumission à l’Ordre Divin.

Puis est venue un second Homo sapiens sapiens, et c’est la que le conflit entre les hommes commence. L’altérité mène à la divergence, et c’est la divergence qui mène aux conflits d’idées, instaurant un refus d’adhérer aux croyances d’autrui, même si l’essence de l’homme tend vers l’Unique. Et c’est ce qui explique le Non Monothéisme Obligatoire par Existence (NMOE).

En fait les divergences actuelles de croyances résident dans les disparités des hommes tout simplement. L’homme est génétiquement, socialement, physiquement, psychologiquement différent de son prochain, et c’est ce qui explique la division des hommes et parfois les conflits interhumains que nous connaissons tous. Je souhaite que le lecteur prenne conscience qu’il appartient à la même espèce que son prochain. Nous, hommes et femmes sommes à la fois eucaryotes, chordés, mammifères, primates humains, métazoaires… Donc unifiés par nos caractéristiques morpho-fonctionnelles et génétiques, nous ne sommes pas ennemis de l’un ou de l’autre, ennemis par divergence de pensées. Respectons la croyance ou la non croyance d’autrui, c’est l’aspiration de l’homme de bonne volonté.

III – Le vide concret et la Plénitude abstraite

« Ce qui nous entoure n’est que du vide ; l’abstraction mentale, c’est cela la réelle Plénitude. »

Cette citation, que je me suis faîte au cours de ma jeune vie, et que je considère aujourd’hui comme la plus grande des vérités, est ici mise en évidence pour le lecteur afin que celui-ci réfléchisse.

Le vide concret (ViC) est la conséquence de l’activité humaine terrestre, la Plénitude abstraite (PlA) est la pensée qui tend vers l’idée d’une chose, cette chose pouvant être une croyance. Les réseaux neuronaux concrets sont agencés de façon à élaborer une pensée abstraite et illimitée, illimitée selon les limites de la pensée bornée. Mais la pensée humaine en général a-t-elle des limites ? Réfléchissez. L’activité humaine est limitée mais seule sa pensée résonne pour l’éternité, sous l’espèce de l’éternité. Sa pensée peut être diverse, élaborée, désordonnée, mais lorsqu’elle est maîtrisée, elle excelle vers une entité de vérité propre à l’individu qui la crée. Il y a, à la fois plusieurs vérités, Une Vérité et pas de vérités absolues : cette notion de triade de vérités est issue de la tradition d’origine abrahamique et mosaïque. La création… La création de la pensée tire son origine d’un stimulus environnemental ou inconscient. L’inconscient selon Sigmund Freud est l’antichambre de notre ignorance. Le vide concret est matérialisé, cela peut être une maison, de l’argent, une voiture, un avion, une richesse périssable en fait… Qu’est ce que le périssable ? L’activité humaine. Qu’est ce qui ne meurt jamais ? La vectorisation de la pensée et le relais transmis est établit grâce à la transmission de l’information génétique « interHomosapienssapiens ». Existe-t-il une fin de l’homme et auquel cas la Plénitude abstraite serait morte avec lui ? Non, car la fin de l’homme est inéluctable car notre espèce animale tend à disparaître, mais étant donné les caractéristiques intrinsèques de la Plénitude abstraite, qui sont des propriétés infinies et illimitées, la Plénitude abstraite sera toujours Vivante et Omnisciente car l’homme disparaîtra et sera remplacé par une autre espèce biologique. Je n’en sais pas plus que vous lecteurs, mais il est très important que l’homme se prépare mentalement à l’accès à la Plénitude abstraite, car la Seule Vérité de pensée réside dans la Plénitude qui ne se voit pas, ne se touche pas mais qui est présente dans l’Esprit humain, sous l’espèce de l’Eternité.

Lorsque l’homme sert son poing pour frapper, il ne tient que du vide, mais s’il ouvre sa main pour comprendre, il tient en lui tout l’univers.

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

N’avons-nous pas ouvert pour toi ta poitrine ?

Et ne t’avons-Nous pas déchargé du fardeau

qui accablait ton dos ?

Et exalté pour toi ta renommée ?

A côté de la difficulté, est, certes une facilité !

A côté de la difficulté, est, certes une facilité !

Quand tu te libères, donc, lève-toi,

et à ton Seigneur aspire

(Coran, sourate 94, AS-Sarh, l’ouverture)

IV – Les livres : ce qu’il faut savoir

Les livres principaux à considérer sont les livres du Judaïsme, du Christianisme et de l’Islam. Néanmoins, le lecteur pourra compléter son apprentissage intellectuel et spirituel par les ouvrages philosophiques ou par les doctrines d’autres religions. Il est important de concilier savoir monothéiste et la connaissance transmise au fil des siècles par les hommes.

Les livres du Judaïsme à relire, car la transmission de la connaissance a été biaisée, et vu le contexte actuel pitoyable, sont les livres de la Loi écrite (Torah ché bikhtav), c’est-à-dire le Tanakh : ces livres sont composés de la Torah (ou Pentateuque) comprenant le Bereshit, « au commencement », ou la Genèse, le Shemot, « Noms » ou l’Exode, la Vayiqra, « Il a appelé » ou le Lévitique, le Bamidbar, « dans le désert » ou les Nombres, le Devarim, « telles sont les paroles » ou le Deutéronome.

Le Neviim (les Prophètes) est constitué des livres de Josué (Yeoshua), des Juges (Shophtim), de Samuel un et deux (Shemouel), des Rois un et deux (Melakim), du livre d’Isaïe (Iescha’Yahou), du livre de Jérémie (Irmeyahou), du livre d’Ezéchiel (Ihezquel), et du livre des 12 petits prophètes.

Le Ketouvim (les Ecrits ou les Hagiographes) sont constitués des Psaumes ou Louanges (Tehilim), des Proverbes (Mishle), du livre de Job (Lob), du Cantique des Cantiques (Eikha), de Ruth, des Lamentations, de l’Ecclésiaste (Qohelet), d’Esther (Ester), du livre de Daniel, des livres d’Esdras (‘Ezra) et Néhémie (Nechemya), des Chroniques un et deux (Dibre Hayamim).

La Loi orale (Torah ché beal-pé) ou Talmud peut également être un outil de choix pour le bien être de celui qui veut savoir.

Le Nouveau Testament est composé des Evangiles (selon Matthieu, Marc, Luc et Jean), des Actes des Apôtres, des Epitres de Saint Paul, des Epitres catholiques et de l’Apocalypse.

Le Coran est le livre de la transmission du savoir qui n’aura pas de successeur. Ce livre est à lire comme synthèse et analyse des actes prophétiques d’Adam jusqu’à Mohammed (Paix et Salut sur eux).

V – De la philosophie de l’Islam

a) de la Miséricorde optimale

Le premier verset de la première sourate du Saint Coran commence par « Au nom d’Allah, le Tout miséricordieux, le Très miséricordieux », et je me focalise ici sur le principe même de miséricorde. En effet la Miséricorde divine est importante face à la faiblesse des actes de l’être. De par la nature intrinsèque de l’homme, celui-ci a été crée et a émergé sur Terre en étant soumis aux tentations multiples de la vie d’ici bas ; en conséquence, l’homme est sujet à une sorte de dualité antagoniste, à savoir le positif et le négatif. Lorsque l’homme commet un mal quelconque, la seule issue réside dans la miséricorde Divine. Cette Miséricorde est une propriété des plus nobles provenant de l’Omniscience avec la création de l’univers, des systèmes stellaires et de la vie. En arabe, « Tout miséricordieux, Très miséricordieux » s’exprime par deux adjectifs : Rahman et Rahim. Ces deux adjectifs sont tous deux d’une même racine, qui signifie certes Miséricordieux mais le premier adjectif énoncé est plus intense que le second, et cela doit soulever notre attention ; le fait d’imposer un adjectif plus intense en première instance exhorte l’homme à une attention plus accentuée sur la définition même de Miséricorde. Le Tout Puissant indique avec insistance sa Miséricorde car Il connaît les forces et les limites morales de Sa création et surtout les stimuli effrayant qui l’entourent sur Terre. La Miséricorde semble même paraître une coercition pour l’homme, elle lui est imposée par le biais de sa lecture du Coran, mais elle lui est favorable car la vie éphémère de l’homme d’ici bas est la plus complexe des vies animales, car l’homme possède l’atout de la conscience, du raisonnement complexe, et il est doté de l’âme insufflée, caractéristiques de noblesse plaçant Homo sapiens sapiens au sommet de la création. C’est ce langage binaire du bien et du mal si complexe qui rend la Vie et nos vies si intéressantes car, premièrement, l’homme est celui qui se juge et est jugé, donc sa vie obéit à un protocoles de règles préétablies. Ceci présente un danger pour l’homme car le non-respect du protocole peut induire un tourment pour le responsable de l’écart mais également pour l’ensemble de la communauté influencée par cet écart néfaste. Deuxièmement, malgré cette position délicate, l’homme bénéficie de la Miséricorde, elle apparaît avec redondance dans le Livre Sacré et apaise l’âme de sa concupiscence.

b) Les autres Miséricordes

Il existe non pas une, mais plusieurs Miséricordes. La première Miséricorde (Mα) est fonction de la nature de l’existence d’ici bas. Le Tout Puissant a réparti une infime partie de sa Miséricorde pour les êtres vivants comme les procaryotes et les eucaryotes, mais également pour des paramètres abstraits, ou non vivant, comme le temps ou la roche. Ce dernier commentaire est à méditer et je conseille au lecteur de mener une réflexion sur l’éventualité d’une Miséricorde attribuée au temps.

L’homme (et pas seulement le musulman), est soumis au Pardon Divin qui, si celui-ci est attribué, soulève le fardeau qui accable son dos. La notion de Pardon est rationnel et majeur car tout homme de bonne volonté et doté d’un intellect suffisamment élevé aspire à un Pardon quelque soit son degré de « péché », néanmoins, plus le péché est élevé, plus les bonnes actions et la prière se doivent d’être intenses. Il y a bien corrélation en péché, prière et Pardon. La seconde Miséricorde (Mβ) est subjective car concernant l’au-delà. Les Lois Divines ont été crées afin de mettre l’homme à l’épreuve et afin de le tester face aux tentations de ce monde. Sachez que cette démarche n’a rien de «sadique » ou «pas digne d’Un Créateur» comme j’ai pu l’entendre en discutant avec des amis. En effet l’esprit humain n’est pas physiologiquement constitué pour l’aptitude de la compréhension des desseins de la Nature et des Secrets qu’Elle possède. La notion de mise à l’épreuve de l’homme est intéressante et elle explique les deux entités Paradis et enfer, qui sont, à la fois des matérialisations se forgeant dans notre esprit (le feu et les flammes en enfer, les jardins sous lesquels coulent des ruisseaux au Paradis…), et des mondes existants déjà et matérialisés dans une dimension différente de celle dans laquelle nous évoluons. Il y a présence de deux issues dans le Jugement comme il y a présence de deux chemins dans la vie. Cette analyse ne doit pas toucher uniquement les croyants mais tous les hommes. Cette analyse doit toucher l’homme face à sa morale, la croyance en une éthique ou en Un Dieu Unique est importante certes, mais les deux chemins de vie, du bien ou du mal concerne tous les hommes, peu importe son appartenance. Des non croyants en Un Dieu peuvent se comporter de façon remarquable et des « pseudo-croyants » qui se disent pieux, chastes, honnêtes et droits peuvent parfois être des êtres néfastes pour autrui et pour la communauté. Le premier chemin est celui de la droiture de l’esprit et du corps, de l’honnêteté, de la bonté, du respect de soi même et d’autrui et de recherche de Connaissance. Le second chemin est celui de la turpitude, de la perfidie, du goût pour le vice, du mensonge, du non respect de son corps et de son esprit, et du non respect d’autrui, car autrui est autre mais constitue le reflet de la nature de l’homme.

Les autres Miséricordes sont assujetties aux constituants de ce qui existe : de l’atome à la planète, de la cellule à l’organisme intégré, de la roche à la montagne. L’Omniscience réparti sa Miséricorde pour toutes les parcelles de la création en interaction directe ou indirecte avec l’homme. Concernant la Miséricorde attribuée au temps, je fourni un élément au lecteur : le scientifique, de par la nature de son travail, ne doit pas corrélé ses croyances les plus intimes à son travail de recherche de causalité, ce scientifique nous dira que le temps est un paramètre calculé par l’homme grâce à l’étude des planètes et de leurs localisation, ce temps est mathématisé et borné en millénaires, en siècles, en années, en jours, en minutes, en secondes, en picosecondes… L’existence du temps est un fait inéluctable et incontestable et le principe d’irréversibilité de celui-ci a été étudié d’un point de vue philosophique (pour exemple, je recommande au lecteur de lire Jankélévitch). Néanmoins, si nous poussons l’analyse de façon plus approfondie, nous constatons que le temps est un attribut divin qui est logiquement soumis à la Miséricorde. L’homme vit en fonction du temps qui lui est imparti, ce temps peut parfois pousser l’homme à accélérer ses actions, ceci entraînant une précipitation dans les actions, précipitation corrélée au trouble dans l’âme de l’être, ce désordre dans l’âme est également nommé ataraxie selon la nomenclature épicurienne. Le temps aurait une double influence sur l’homme, positive s’il le pousse à raisonner et à prendre patience en vue de ses actions, et négative, s’il le presse et l’oblige dans la précipitation à commettre des erreurs, allant du simple oubli à l’acte illicite. C’est la pression que le temps impose à l’homme qui montre que ce même temps possède une influence non négligeable sur le monde et également sur l’environnement de l’homme. Ce système complexe démontrant le pouvoir du temps sur l’homme implique nécessairement le pouvoir de l’Environnement sur ce dernier. La conséquence étant la soumission de l’homme aux stimuli externes (le temps, l’environnement), notion que j’ai déjà évoqué dans les chapitres précédant.

c) de l’exhortation implicite à l’adoration du divin

La louange est l’éloge que l’homme doit faire au Tout Puissant. La notion « Seigneur de l’univers » indique que la portée et l’influence de la puissance Divine recouvre l’univers dans sa totalité et recouvre également l’ « extra-univers », la connaissance de l’homme étant trop limitée pour concevoir un monde sans limites, c’est pour cela que j’évoque l’éventualité d’une existence externe à l’univers. Ce concept de Puissance recouvrant l’univers paraît difficile à assimiler : comment une Puissance Infinie peut-elle avoir une main mise sur l’Infini ? Je laisse au lecteur le soin de méditer cette question.

Si nous revenons sur l’étendue de la Puissance, le judaïsme évoque Dieu comme étant le Dieu d’Israël pour Israël, ce même Dieu étant destiné à un peuple défini. Dans le christianisme, nous constatons une évolution de pensée, Dieu prend une autre dimension qui ne se cantonne pas à un espace limité géographiquement et ethniquement. La philosophie que dégage l’Islam, par le biais du Coran est encore élargie, où l’Islam est destiné à l’univers dans sa totalité. En réalité le monothéisme a connu une évolution au cours des millénaires, et nous pouvons dire qu’il est divisé en trois stades d’évolution spirituel, le judaïsme avec l’origine et l’émergence de la pensée , le christianisme avec la prise de conscience de l’importance divine, et l’Islam avec la Consécration Spirituelle. Ces trois étapes forment une Unité Spirituelle qui doit donner à l’homme les clefs lui permettant d’ouvrir son Unité intrinsèque afin de s’élever vers Une Vérité qui lui est propre.

L’Omnipotence n’est pas seulement réduite à une dimension terrestre ou humaine, elle recouvre une Création, en d’autres termes Dieu ne se réduit pas à la dimension de l’homme ou de la terre, Il recouvre la Création dans sa totalité. L’Univers est une création plus complexe que celle de l’homme. La louange à l’Omnipotence est une logique inévitable et ineffable, l’homme intelligent ne peut que se prosterner face à la Puissance incommensurable de l’Omniscience ou plus communément appelé : La Nature .

LA RÉVOLUTION FRANÇAISE : REMETTONS LES PENDULES A L’HEURE


Cet article s’adresse à ceux qui voient en la Révolution un désir urgent du peuple de faire prospérer la liberté, l’égalité et la fraternité.

La Révolution, c’est avant tout la manipulation du peuple par les bourgeois, qui, jalousant les nobles, voulaient régner sur la France à leur tour.

La Révolution, c’est aussi et surtout la Terreur, Robespierre (dictateur sanguinaire qui n’est pas sans rappeler Staline, Hitler…), et le régicide.

A propos du régicide, rappelons que le simulacre du procès de Louis XVI est l’un des événements les plus honteux de l’histoire de France. Au lieu de respecter leur propre charte des droits de l’Homme et du citoyen, les députés de la Constituante ont jugé le bon Louis XVI sur son ancien état de Roi, et que l’on a produit des faux afin de faire croire que celui-ci avait eu des contacts avec les Rois étrangers après son règne.

Rappelons également que Louis XVI était un Roi aimé de son peuple, intelligent et brillant intellectuel (ce ne sont pas moins de de 1500 livres annotés de sa main que l’on retrouvera dans sa bibliothèque personnelle), et qu’il est à l’origine, entre autres, de l’idée de transformer le Louvre en musée.

Sans oublier, évidemment, le génocide des vendéens insurgés contre la loi imposée par Paris, vendéens qui ont perdu entre le tiers et la moitié de leur population, c’est-à-dire un huitième de la population française, les 10 000 innocents noyés dans la Seine par ce général Révolutionnaire qui ne mérite même pas que l’on cite son nom, le massacre de ceux qu’on appelait les indifférents, c’est-à-dire ceux qui n’ont pas tout mis en œuvre afin de faire prospérer la République.

Rappelons l’exil des moines insurgés, ainsi que le sacrifice de la garde suisse massacrée, la mémoire de Marie-Antoinette et sa souffrance lorsqu’elle apprit que son propre fils, lobotomisé par des Révolutionnaires, l’accusa d’inceste.

Brisons ensemble le mythe de la prise de la Bastille, fruit d’une frange de brutes sanguinaires ayant réussi à se procurer des armes.

Enfin, finissons par quelques chiffres. Parmi les guillotinés de la Révolution :

– 31% étaient des ouvriers est des artisans,

– 28% étaient des paysans,

– 20% des marchands et des spéculateurs,

– 9% étaient des nobles,

– 7% étaient des ecclésiastiques.

La Révolution, un mouvement anti-France, opportuniste et manipulateur.

LA FÊTE DE LA MUSIQUE A LYON

Présents aux Nuits de Fourvière aux côtés de Cocorosie et Moriarty, les jeunes français de Coming Soon alimentent la veine de la scène rock folk indépendante. Leur musique sincère et brute a déjà traversé les frontières de l’hexagone pour passer par New-York ou Berlin. Ils sont à écouter absolument à l’Amphi Pont de la Guillotière.

Mélange de dub, d’électro et de musique ethnique, Métastaz, qui dispose déjà de 3 albums à son actif, propose un travail de synergie entre l’image et la musique. Le live est accompagné de vidéos créées par Stan la V-Jay du groupe. Métastaz partage le plateau avec We Are Terrorists et Freddypogo, entre autres, à l’Auditorium Maurice Ravel de l’Orchestre National de Lyon.

La place Guichard accueille une scène reggae et chanson avec en tête d’affiche Gesch et Les Otakus qui colportent une musique joyeuse, dansante et intime. Guitare, violon et violoncelle, voix grave et franche de Gesch sur voix douces et feutrées des Otakus, voilà une chanson française réinventée qui mérite le détour.

À 7 sur scène, les membres du groupe La Mine de Rien jonglent entre ambiance intimiste et suave et folie festive. Puits de rêves et de voyages, gisement empli de musique de l’Est, de guinguette ou de ska acoustique, La Mine de Rien s’amuse sur une rythmique solide et débridée qui porte des textes personnels rêveurs ou désabusés. Au Centre de Congrès