TRANSPORTS EN COMMUN ET DÉVELOPPEMENT DURABLE

Comme des millions de citoyens français, j’utilise quotidiennement les transports en commun. Un mode de transport devenu incontournable dans les grandes villes : il facilite grandement les voyages intra-muros. Il est aussi bien utilisé pour les déplacements professionnels, pour les courses, la culture ou même une simple sortie en famille.

Le transport collectif est devenu un véritable réseau veineux qui irrigue la cité. Il est le cœur et l’un des fers de lance du développement durable, de l’amélioration de la qualité de la vie, de l’environnement et des facilités de mouvements pour les citoyens.

A Lyon et dans sa périphérie, de nombreux projets ont été réalisés. Il s’agit notamment du prolongement des lignes du métro A et B ainsi que de la création de trois lignes de tramway et de nouvelles gares routières. Ces chantiers ont renforcé l’efficacité du transport de personnes et permettent, aujourd’hui, à des milliers de citoyens d’accéder facilement au centre-ville. De plus, tout au long de l’année, de nouvelles améliorations sont apportées afin de garantir un bon fonctionnement des services et des dessertes.

Le prolongement de la ligne B jusqu’à Oullins et celui du tramway T3 jusqu’à l’aéroport de Saint-Exupéry sont en cours. Un autre projet devrait relier Rillieux-la-Pape au centre ville de Lyon. D’autres projets sont encore à l’étude.

De plus le maire de Lyon, Gérard Colomb, a déployé depuis plusieurs mois les relais cyclistes baptisés « Vélov ». Aujourd’hui, les « Vélov » sont très empruntés par les lyonnais, ce qui leur permet de se déplacer rapidement en ville pour un coût minime. Ce succès populaire permet un renforcement des transports de surface, un désengorgement de la voirie et la diminution de la pollution de l’air.

Afin d’interconnecter tous ces moyens de transport rapides et propres, le maire de Lyon et le conseil régional de Rhône-Alpes se sont rapprochés de la direction régionale de la SNCF. Le but étant d’organiser un véritable transport public régional. Deux actions d’importance ont déjà été mises en œuvre : Il s’agit de la Carte « Oùra ! » et du renforcement des dessertes du TER grâce au cadencement effectué le 9 décembre 2007.

Les résultats sont positifs, les fréquentations s’accroissent et déjà le maire de Lyon souhaiterait lancer l’idée d’un « RER à la lyonnaise ». Il s’agit là d’un projet ambitieux et d’un intérêt collectif qui faciliterait les déplacements des citoyens de la région Rhône-Alpes.

Un autre débat se lance autour des transports collectifs, il s’agit de la gratuité. Si l’idée peut paraître farfelue, ce débat anime de plus en plus sérieusement les usagers. On peut ou on ne peut pas être d’accord, mais le débat mérite d’être lancé par les décideurs locaux, afin de répondre à des faits de société inédits.

Toutefois, depuis 2001, Gérard Colomb est à la tête de la ville de Lyon. Il a su donner un nouveau souffle et dynamiser la ville grâce au développement et au renforcement des pôles et des secteurs d’activités. Son bilan en matière de transports et de développement durable est positif. Le maire de Lyon a agit concrètement, avec efficacité et discernement. Les résultats sont visibles et ressentis positivement par les lyonnais.

Dans ces domaines précis, Lyon et la Région Rhône-Alpes sont des modèles et des pilotes pour les villes françaises qui souhaitent adopter des modes de transport similaires. Des pays européens, comme l’Italie ou l’Espagne, semblent eux aussi intéressés par l’expérience des modèles lyonnais, parisien et même lillois.

A l’heure des élections municipales, les électeurs sont sensibles aux discours des candidats dans ce domaine et plus généralement dans l’amélioration de la qualité de vie. Tout comme eux, je lis et j’écoute leurs entretiens par le biais de la presse et d’Internet. Les lyonnais attachent beaucoup d’importance à la politique des transports et celle-ci mobilise et monopolise les énergies des acteurs publics. Cet engagement de proximité sera décisif dans la campagne municipale.

Pour ma part, vivant à proximité de Lyon, utilisant quotidiennement les Transports en Commun Lyonnais et travaillant dans le chemin de fer, je suis très concerné et partiellement impliqué par les projets politiques émis par la ville et la région. Je préciserais que si je ne partage pas toutes les options et rarement les idées politiques de Gérard Colomb, il n’en demeure pas moins qu’il possède des qualités de décideurs et de gestionnaires. Dans le domaine des transports urbains, l’actuel maire socialiste de Lyon a obtenu un bilan positif.

Aujourd’hui la société a mutée et elle doit répondre à de nouvelles exigences. Le développement durable et la qualité du transport en commun ont pris une ampleur tellement considérable qu’ils répondent aujourd’hui à de nouveaux défis économiques, politiques et humains. Les décideurs municipaux, régionaux et maintenant nationaux axent leur politique autour de ces deux principaux thèmes et les citoyens n’y sont pas moins attentifs. La société est en mutation constante, elle est à l’image des citoyens français, c’est un fait. La France doit donc planifier et impulser à l’échelle nationale une nouvelle politique pour garantir un développement dans la durée des transports en commun qui puisse répondre aux exigences de la collectivité. C’est une des garanties pour la survie de la société française, c’est un défit majeur pour l’avenir !

UN “CONTINENT” GIGANTESQUE DE DÉCHETS SE FORMERAIT DANS LE PACIFIQUE NORD

Dans le Nord-est du pacifique, entre la Californie et Hawaï, les déchets produits par les activités humaines et déversés dans les océans seraient acheminés par les courants marins vers un nouveau “continent”* boulimique dont la taille atteint près de 3,5 millions de km² !

Selon des observations et un suivi effectués depuis plus de 10 ans par l’Algalita Marine Research Foundation, sous l’effet des courants marins, les déchets provenant des littoraux et des navires flottent pendant des années avant de s’accumuler dans deux larges zones connues sous les noms de “Plaque de déchets du Pacifique est” (Eastern Pacific Garbage Patches) et “Plaque de déchets du Pacifique ouest” (Western Pacific Garbage Patches). Ces deux plaques forment la “Grande plaque de déchets du Pacifique” (Great Pacific Garbage Patch), un monstre dont la taille aurait déjà triplé depuis les années 90 et qui s’étendrait maintenant sur 3,43 millions de km², soit un tiers de la superficie de l’Europe ! Il est estimé que ce “continent” de déchets totalise un poids de 3,5 millions de tonnes pour plus de 3,3 millions de déchets par km² ; Greenpeace évoquait fin 2006 près d’un million de déchets par km² dans son rapport sur les débris plastiques et la pollution des océans.
La plaque de déchets du Pacifique flotterait entre Hawaï et la Californie avec une taille deux plus fois importante que l’état du Texas ! La Plaque de déchets du Pacifique ouest se trouverait à l’est du Japon et à l’ouest d’Hawaï.

Ainsi, selon Chris Parry, chef de programme d’éducation du public, de la California Coastal Commission de San Francisco, depuis plus de 50 ans, les déchets tourbillonneraient sous l’effet du grand vortex nord-pacifique (North Pacific Gyre) et s’accumulent dans cette zone peu connue . En effet, peu de routes commerciales et peu de bateaux de pêches l’empruntent. A l’image d’un puissant trou noir marin, le vortex attirerait vers lui tous les résidus de notre gabegie insensée. Toutefois, contrairement au trou noir, les déchets ne sont pas “aspirés” mais accumulés et bien visibles.

Le plastique : principal constituant du “continent” de déchets

Jusqu’alors les débris flottants étaient détruits par les micro-organismes mais cela n’est plus le cas avec l’arrivée du fameux plastique. En effet, les plastiques constituent 90 % des déchets flottant sur les océans. Le Programme des Nations Unies pour l’Environnement mentionnait en juin 2006 qu’on trouve en moyenne 46 000 morceaux de plastique par 2,5 km² d’océan sur une profondeur d’environ 30 mètres ! Pire, en certains endroits, la quantité de plastique est six fois supérieure à celle du plancton, maillon élémentaire de la vie dans les océans (Charles Moore, Algalita Foundation)
Selon Greenpeace, sur les 100 millions de tonnes de plastique produits chaque année, près de 10 % finissent dans les océans. Et 70 % des plastiques qui s’aventurent en mer coule et le reste flotte naviguant au grès des courants…

Un “continent” mortel

Ce qui pose problème c’est le temps nécessaire à la dégradation de ces plastiques (estimé entre 500 et 1000 ans) et la toxicité des éléments qui les composent. Petit à petit, ils se morcellent et peuvent être ingérés par les animaux marins, l’exemple le plus classique étant la tortue qui s’étouffe avec des sacs plastiques assimilés à des méduses. Avec de telles concentrations de plastique, toute la chaîne alimentaire est affectée puisque les plus petits morceaux sont ingérés par de petits poissons qui seront à leur tour mangés par de plus gros… Greenpeace estime qu’à l’échelle de la Terre, environ 1 million d’oiseaux et 100 000 mammifères marins meurent chaque année de l’ingestion de plastiques.
De plus, les débris de plastique fixent les polluants organiques persistants (POP), connus pour leur nocivité et leur capacité à voyager autour du globe. Ainsi, DDT et PCB se retrouvent dans des morceaux de plastique à des concentrations jusqu’à 1 million de fois supérieures aux normales !
Ce “continent” attirerait malheureusement des animaux marins comme les pélicans et les tortues marines dont l’espérance de vie se trouverait alors diminuée. Au total, plus de 267 espèces marines seraient affectées par cet amas colossal de déchets selon le rapport de Greenpeace.

Que faire ?

Malheureusement, le nettoyage de cet océan de déchets semble insurmontable, la superficie à couvrir est trop importante et les coûts seraient colossaux selon Marcus Eriksen, directeur de recherche et d’éducation à la Algalita Marine Research Foundation : “il n’y a rien que nous puissions faire maintenant, à l’exception de ne pas faire plus de mal.” De plus, cela serait dommageable aux organismes vivant tant bien que mal sur ce nouvel “eldorado”.

En attendant d’avoir plus d’éléments corroborant l’ampleur de ce phénomène – notamment par des photos aujourd’hui introuvables sur les nappes de déchets plastiques – une nouvelle mission de l’Algalita Marine Research Foundation est partie en mer en septembre 2007.

Une fois de plus, la surconsommation serait à l’origine de dégradations dont l’ampleur dépasserait la fiction. Et ce n’est pas pour nous rassurer, mais toute l’agitation “verte” actuelle ne semble rien n’y changer… Plus que jamais, nous avons tous un rôle à jouer, notamment en cette période de fêtes où l’opulence frise l’écœurement.

AUTRICHE : PAS DE DROITS DE L’HOMME POUR LES DÉFENSEURS DES DROITS DES ANIMAUX

Les défenseurs de la cause animale ont remporté de nombreux succès en Autriche. En contribuant à l’information et à la prise de conscience du public, de nouvelles lois en faveur d’un plus grand respect de la vie animale ont vu le jour, faisant de l’Autriche un des pays les plus avancés au monde en la matière. Il était temps que les puissants lobbies de l’agrobusiness déchaînent leurs chiens de gardes politiques.

Des succès dérangeants : A force de lancer des campagnes d’information, d’investiguer sur le terrain et de contacter les medias, les mouvements autrichiens de défense des animaux ont remporté quelques victoires significatives qui placent l’Autriche sur la courte liste des pays avant-gardistes en la matière. Ils ont d’abord obtenu l’interdiction de l’élevage des animaux à fourrure, des animaux sauvages dans les cirques, de l’expérimentation sur les singes, des cages en batteries et plus récemment l’interdiction de l’élevage de lapins en cage. Ils étaient sur tous les fronts pour informer, partout où la tyrannie de l’Homme sur le règne animal s’exprimait dans ses formes les plus injustifiées. Ce crime d’information subversive et ses résultats ne devaient pas rester impunis par les puissances financières concernées. Les pressions policières s’accentuèrent donc à partir de 2004 lorsque fut obtenue l’interdiction des élevages en batteries.

Le prétexte : En parallèle à toutes ces associations qui restent dans le cadre de la légalité, il existe des groupuscules qui considèrent que les changements de mentalité ne vont pas assez vite. Ils s’octroient donc le droit d’intervenir directement contre les « propriétés privés ». Le plus connu de ces groupes est l’ALF (Animal Liberation Front), ses actions consistent à libérer des animaux, engluer les serrures de fourreurs ou de bouchers, voire incendier des bâtiments … la palette des actions de sabotage est vaste. Il s’agit d’un mouvement de « leaderless resistance », il n’y a aucun chef ni aucune hiérarchie, n’importe qui peut revendiquer une action au nom de l’ALF à condition d’observer certaines règles dont la première est de ne blesser ni hommes ni animaux. En retour, l’ALF apporte son soutient en cas d’arrestation. La stratégie de l’ALF est la suivante : l’exploitation animale ne tenant que pour des raisons financières et d’ignorance, il s’agit de faire exploser les coûts de sécurité de cette exploitation par des attaques de sabotage économique (« ecotage »), car une fois qu’une activité barbare devient non rentable économiquement, tout le monde s’accorde à s’y opposer. Cette stratégie de déstabilisation financière est d’une précision et d’une efficacité telle qu’on pu lire dans le Financial Times au sujet de l’ALF « Un petit groupe d’activistes est en train de réussir là où Karl Marx, la bande à Baader et les Brigades rouges avaient échoué. » (Article du Monde Diplomatique sur l’ALF ). On peut les considérer comme des combattants de la liberté, des illuminés ou comme de dangereux terroristes. C’est en tous cas ce qu’à fait le gouvernement Bush en votant l’ « Animal Enterprise Terrorism Act », permettant d’appliquer les lois anti-terrorisme aux défenseurs des animaux les plus acharnés. Le FBI considère qu’il s’agit de la première menace terroriste sur le sol américain. Toutefois, beaucoup d’experts anti-terroristes continuent de se gratter la tête face à ces « terroristes » qui n’ont jamais tué personne (l’ALF sur terrorisme.net). Dans la pratique, ça permet de priver de leurs droits civiques sur simple suspicion des gens aux idées dérangeantes. Les actions de l’ALF se multiplient en Europe (www.directaction.info), mais l’Autriche reste très faiblement touchée par le phénomène. Toutefois cette menace insaisissable constitue un prétexte en or pour s’attaquer aux associations œuvrant pour la promotion des droits des animaux et qui restent dans le cadre de la légalité.

Les représailles : Le 21 mai dernier, alors qu’elles préparaient une campagne demandant une modification de la constitution en faveur des animaux, les principales associations autrichiennes de promotion des droits des animaux ont été victimes d’opérations policières sans précédent : Perquisitions brutales des domiciles privés et des bureaux, saisie des ordinateurs, d’autres matériels et de documents, mise en garde à vue de 10 activistes, sur simple suspicion. Ils sont déclarés suspects d’avoir commis un délit pour lequel il n’est pas nécessaire d’apporter de preuve. Le texte invoqué est qu’il est illégal de former une grande organisation (plus de 10 personnes), possédant une structure hiérarchique et conduite à la façon d’une entreprise, dont le but est d’influer sur la vie politique ou économique, et qui à cette fin commet aussi des crimes et délits, au moins occasionnellement… On peut les enfermer alors qu’aucun fait précis et avéré ne leur est reproché, ils sont soupçonnés de la totalité des rares délits commis par l’ALF en Autriche. Martin Balluch, double doctorat en physique et en philosophie, ancien collègue de Stephen Hawking à l’université de Cambridge et président de l’association contre l’élevage industriel, déclare dans sa lettre écrite depuis l’hôpital de la prison de Vienne le 9 juin 2008. « Mercredi, au petit matin, la police a lancé la plus violente attaque jamais connue dans l’histoire autrichienne moderne contre un mouvement pour la justice sociale et contre des ONG. Des centaines de policiers armés et masqués ont défoncé les portes de 21 domiciles privés et de 6 bureaux appartenant à des ONG différentes, et celui d’un dépôt contenant du matériel utilisé dans des manifestations. 25 personnes ont été arrêtées et interrogées par la police. 10 personnes ont été placées en garde vue, dont moi-même.Afin de « m’attraper », la police a fait irruption non seulement chez moi, mais aussi chez deux de mes frères ainsi que chez mon amie. Des policiers cagoulés de noir se sont précipités à travers la porte brisée et ont couru arme au poing jusqu’à nos lits. Ils ont pointé leurs pistolets sur ma tête et m’ont jeté nu hors de mon lit. Mon frère a été plaqué contre un mur, un pistolet pointé sur le cou. […]On pourrait imaginer aussi que la police avait reçu des informations selon lesquelles de dangereuses attaques de l’ALF se préparaient, ou lui indiquant des caches de bombes incendiaires et de matériel terroriste. Rien n’est plus faux. Ils n’avaient reçu aucune information de la sorte, et ils n’ont même pas cherché ce genre de matériel. La seule chose qui les intéressait, c’était les ordinateurs, les livres et les vidéos, c’est-à-dire des objets qui disent quelque chose de la façon d’être des personnes arrêtées.[…]Voici comment sont justifiés mon arrestation et mon placement en détention préventive. Il existe une délinquance associée à la cause animale, même si elle est relativement faible. Il doit donc y avoir une grosse organisation dotée d’une structure hiérarchique, conduite à la manière d’une entreprise, qui est responsable de cette activité. Puisque je milite depuis des années pour les animaux, puisque je suis influent, et puisque j’ai des contacts internationaux, je dois être le chef de cette organisation. »Les moyens de défense s’organisent comme ils peuvent : outre une préoccupante grève de la faim de certains des accusés, il y a une pétition, des mails à envoyer aux représentants de la justice autrichienne et de nombreuses réactions d’ONG (voir le communiqué d’Amnesty International). Bien évidement, aucun média français ne se sera intéressé au problème. La plupart des associations européennes de promotion des droits des animaux relaient cette triste affaire, en attendant, de nombreux projets sont en suspens et l’inquiétude monte chez des gens qui n’ont rien d’autres à se reprocher que d’œuvrer pour un monde moins violent.On peut penser ce qu’on veut des revendications pour les droits des animaux, mais ce qui s’est passé en Autriche prouve que leurs opposants les plus acharnés leur accordent à peu près autant de sérieux qu’aux droits de l’homme.

Les droits des animaux : La cause animale est souvent considérée comme un sujet secondaire ou de sensiblerie mal placée, mais alors, pourquoi la majorité des plus grandes personnalités de l’Histoire ont pris des positions claires en faveur de la défense animale ? Et surtout, pourquoi la société engage-t-elle de tels moyens pour lutter contre la remise en cause de la domination absolue de l’espèce humaine sur les autres espèces animales et sur son environnement ? Le fait est que lorsque ces idées s’imposeront à tous comme les évidences qu’elles sont, c’est toutes les mentalités, les comportements individuels et par ricochet tout le modèle économique tel que nous le connaissons qui seront remis en cause. Ces idées sont inacceptables pour les plus puissants bénéficiaires de l’exploitation animale qui à grand coups de milliards font tout pour maintenir le public dans l’ignorance et ridiculiser ceux qui se lèvent contre cette injustice. Toutefois, l’Histoire nous apprend que face aux idées nouvelles qui remettent en cause des systèmes de dominations injustes, c’est toujours le ridicule qui est utilisé en premier lieu pour les combattre, et lorsque le ridicule n’est plus suffisant, les dominants passes à l’affrontement violent … avant que ce qui était hier considéré comme un sujet ridicule soit considéré comme une évidence allant de soi. Espérons que c’est ce qui est en train de se passer en Autriche. Aujourd’hui, plus personne ne remet en cause l’abolition de l’esclavage, du racisme d’état, de l’égalité homme/Femme ou de l’importance de l’écologie … pourtant ces sujets firent beaucoup rire à leur début. Avant que ne s’abatte un déluge de jugements hâtifs venant de lecteurs des plus respectables, je conclurai sur cette citation de Zola : « Et je l’ai dit un jour, votre besogne est sainte, vous qui vous êtes donné la mission de les protéger (Les animaux, ndla), par haine de la souffrance. […]Que tous les peuples commencent donc par s’unir pour qu’il ne soit plus permis de martyriser un cheval ou un chien, et les pauvres hommes, honteux et las d’aggraver eux-mêmes leur misère en arriveront peut-être à ne plus se dévorer entre eux ! » Émile Zola, Paris 25 mai 1896 – Discours à la séance annuelle à la Société Protectrice des Animaux. Et ce n’est probablement pas un hasard si les plus grandes âmes de l’humanité qui prirent le temps de réfléchir sur la condition animale furent très nombreuses à tenir ce genre de discours.

LA FRANCE PRÔNE UNE APPROCHE « DURABLE » FACE AUX RÉSERVES D’URANIUM LIMITÉES

La France a adopté une approche “durable” de son programme électronucléaire, avec recyclage des combustibles, traitement des déchets, limitation des risques de prolifération militaire, font valoir les acteurs français de la filière.

L’essor du nucléaire qui se profile dans de nombreux pays face à la crise de l’énergie est “nécessaire, mais doit être accompagné pour être durable”, a souligné le directeur de l’énergie nucléaire du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), Philippe Pradel, lors d’une visite de presse cette semaine sur le site CEA de Marcoule (Gard).

La Chine, l’Inde, se sont déjà lancées dans des programmes importants. Aux Etats-Unis, le candidat républicain à la présidentielle John McCain a appelé à la construction de 45 réacteurs nucléaires d’ici à 2030. Pas moins de 439 réacteurs sont déjà en service, et 34 sont en construction ou annoncés, dont deux de type EPR en France.

Or la planète dispose seulement d’un siècle de réserves d’uranium pour alimenter le parc mondial de réacteurs, “au rythme actuel de la consommation”, selon une étude de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE).

Dès les années 1980, la France a mis en place un “cycle du combustible fermé” : extraction de l’uranium, fabrication du combustible nucléaire, gestion du combustible usé avec récupération des matériaux fissiles et valorisables, puis recyclage du plutonium et conditionnement des déchets.

Les autres pays n’avaient pas envisagé le retraitement, même si certains (Allemagne, Japon…) ont fini par suivre la même voie.

Le CEA dispose à Marcoule de tous les laboratoires nécessaires aux recherches sur la seconde partie de ce “cycle fermé” pour optimiser l’aspect “durable” du nucléaire.

Un concept battu en brèche par les anti-nucléaire : c’est un “nouveau nom pour des recherches et une vision du nucléaire qui existe depuis toujours”, a indiqué à l’AFP Frédéric Marillier, de Greenpeace France.

Afin “d’économiser les ressources”, note M. Pradel, les chercheurs travaillent dans le laboratoire Atalante à la séparation des déchets – plutonium, actinides mineurs comme l’américium – et aux meilleures techniques pour les réutiliser comme combustibles (MOX…).

Un réemploi qui optimise le rendement de la matière première et permet de diviser par 5 le volume des déchets issus de l’électronucléaire : le plutonium des 58 réacteurs en service est ainsi totalement recyclé et éliminé de la voie “déchets”.

Pour les rebuts qui ne peuvent pas être retraités, le CEA se penche à Marcoule sur leur gestion: vitrification – incorporation des déchets dans des matrices de verre – et étude des capacités de résistance de ces matériaux.

Par ailleurs, dans cette optique de nucléaire “durable”, le CEA examine à Marcoule les moyens d’éviter la prolifération en mélangeant le plutonium – utilisable, pur, pour la fabrication d’armes – avec de l’uranium ou des actinides mineurs.

Enfin, un gros effort est mené dans la mise au point des réacteurs de l’avenir.

Le prototype Phénix, installé sur le site, dispose ainsi d’un flux de neutrons rapides. Il annonce les futurs réacteurs de 4e génération à l’horizon 2040, qui produiront 50 fois plus d’électricité avec une même quantité d’uranium, “économisant les ressources et minimisant encore plus les déchets”, souligne M. Pradel.

Pour Greenpeace, même avec la 4e génération, “la notion de durabilité au sens environnemental du terme n’a aucun sens”, car aucun des “trois problèmes majeurs – risques d’accident, de prolifération, de déchets – ne sera résolu”.

PEU D’AVANCÉES CONCRÈTES ATTENDUES SUR LE CLIMAT AU G8

Le président américain George Bush a promis dimanche d’adopter une attitude constructive lors des discussions sur le réchauffement climatique, au sommet du G8, mais il a réaffirmé qu’il ne pourrait y avoir un accord si l’Inde et la Chine refusaient de limiter leurs émissions de gaz à effet de serre (GES).

La lutte contre le réchauffement climatique sera le thème phare du sommet annuel des pays les plus industrialisés (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Japon, Allemagne, Russie, Italie et Canada) qui s’ouvre lundi dans un palace de la station thermale de Toyako, sur l’île d’Hokkaido, dans le nord du Japon.

“Je serai constructif. Je me suis toujours fait l’avocat de la nécessité d’une approche commune et cela commence par un objectif”, a déclaré Bush, lors d’une conférence de presse, après avoir rencontré le Premier ministre japonais Yasuo Fukuda, qui préside ce sommet de trois jours.

“Mais je suis suffisamment réaliste pour vous dire que si la Chine et l’Inde ne partagent pas la même ambition, nous ne résoudrons pas le problème”, a ajouté le président américain qui a fêté dimanche ses 62 ans.

La Chine, l’Inde et douze autres pays se joindront aux membres du G8 pour une partie des débats. A eux seuls, ces seize pays (G8, Chine, Inde, Afrique du Sud, Brésil, Mexique, Corée du Sud, Indonésie et Australie) représentent 80% des émissions mondiales de dioxyde de carbone (CO2).

L’envolée des prix du pétrole, des autres matières premières et des produits alimentaires figurera également à l’ordre du jour très chargé du sommet, qui portera en outre sur l’aide aux pays africains. Les dirigeants du G8 devraient par ailleurs condamner les violences qui ont précédé l’élection présidentielle du mois dernier au Zimbabwe et discuter du dossier nucléaire nord-coréen.

SLOGAN CREUX

Les pays en développement, dont la Chine et l’Inde, estiment qu’il revient aux pays riches d’assumer la plus grande part du fardeau concernant la réduction des émissions de GES dans le cadre du nouveau plan d’action international appelé à remplacer le protocole de Kyoto, qui expire en 2012. Les discussions sur ce nouvel instrument sont censées se conclure à Copenhague en décembre 2009.

De profondes divergences subsistant entre les membres du G8 ainsi qu’entre les pays industrialisés et les pays en développement, rares sont les observateurs qui s’attendent à des avancées concrètes à Toyako. Lors du précédent sommet annuel, en Allemagne, les dirigeants du G8 étaient convenus de “réfléchir sérieusement” à un objectif global de réduction des émissions d’ici 2050.

Illustrant ces divisions, l’Afrique du Sud a demandé aux pays riches de revoir nettement à la hausse leurs objectifs, en acceptant de réduire leurs émissions de 25% à 40% par rapport à leurs niveaux de 1990 d’ici 2020 et de 80 à 95% d’ici 2050.

“Sans objectif intermédiaire et sans point de comparaison, l’objectif d’une réduction de 50% d’ici 2050 est un slogan creux sans contenu”, a déclaré à la presse le ministre sud-africain de l’Environnement, Marthinus van Schalkwyk.

Le Japon souhaite que les pays du G8 se mettent d’accord sur un objectif pour 2050 sans faire référence à une année de comparaison.

“Le réchauffement climatique est l’un des plus importants défis que l’humanité doit relever”, a déclaré Fukuda qui espère une déclaration forte sur cette question à l’issue du sommet afin de doper sa cote de popularité en berne.

LES EUROPÉENS EN POINTE ?

La France espère que les Européens joueront un rôle pivot sur ce dossier lors du sommet.

Bush est en fin de mandat et la Russie a un tout nouveau président, souligne l’entourage du président Nicolas Sarkozy. “On aura donc des Européens qui seront un peu en position de pivot”, a souligné un conseiller du chef de l’Etat français.

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a laissé entendre dimanche que les Etats-Unis et les autres pays industrialisés pourraient revoir à la hausse leurs engagements en matière de réduction des émissions de GES à l’occasion du sommet.

“Nous allons nous efforcer d’obtenir de vrais engagements lors de ce sommet du G8, qui ne consisteront pas seulement à consolider ceux décidés l’année dernière mais iront au-delà avec un objectif intermédiaire”, a-t-il déclaré.

Des analystes et des diplomates s’attendent toutefois à ce que le sommet accouche d’un accord vague sur un objectif à long-terme, suffisant pour permettre au Premier ministre japonais de faire bonne figure. Pour de véritables avancées, soulignent-ils, il faudra vraisemblablement attendre le départ de Bush de la Maison blanche en janvier prochain.

“Je ne pense pas que les gens s’attendent à un accord. Cela se produira sous l’égide des Etats-Unis à Copenhague l’année prochaine”, a déclaré à la presse le ministre canadien de l’Environnement John Baird.

LA SECONDE CATASTROPHE DE POMPÉI

Le site archéologique le plus célèbre du pays est menacé par les constructions illégales, le laisser-aller et des abus en tout genre, dénonce l’hebdomadaire Panorama.

On le surnomme l’”archéomonstre” : 3 000 mètres carrés d’acier au beau milieu des fouilles, là où jamais aucun promoteur immobilier n’aurait dû aller, dans une zone classée aux confins du jardin des Fuyards, où furent découverts les corps des habitants de Pompéi pétrifiés par le Vésuve en l’an 79 après J.-C.

La construction de cet “archéomonstre” est mise en œuvre par la Direction des affaires culturelles, dans l’indifférence générale [il s’agit de deux structures de 3 000 mètres carrés, une sorte de complexe « multifonctionnel » et « provisoire » destiné à l’accueil des touristes]. La situation échappe déjà à tout contrôle, comme le montre la crise des déchets en Campanie, qui a fait fuir 20 % des touristes depuis le mois de février 2008.

A l’entrée du site, le marché des guides touristiques clandestins rappelle celui des pays arabes. Au souk de Pompéi, des Japonais et des Américains paient jusqu’à 350 euros la visite d’une heure. Les Italiens paient un peu moins cher, entre 150 et 200 euros, alors que le prix officiel est de 95 euros. Il n’y a pas la moindre trace de document indiquant les tarifs, aucune facture n’est délivrée et la brigade des finances ne fait jamais de contrôle. Tout se négocie au noir depuis des années. Sauf le billet d’entrée : 11 euros.

A côté des tourniquets, un panneau annonce qu’il est interdit d’introduire besaces et sacs à dos dans le site. Mais ni les touristes ni les gardes n’y prêtent attention, à l’entrée comme à la sortie. Pourtant, chaque année, des centaines de pierres de Pompéi sont ainsi “exfiltrées”. Des souvenirs précieux et gratuits.

Une centaine de chiens errants vivent sur le site archéologique : ils sont sales, non vaccinés, souvent couverts de tiques. Les premiers sont arrivés avec les ouvriers, qui, à la fin du chantier, les ont abandonnés. Et, au fil du temps, les animaux se sont reproduits.
D’après la municipalité de Pompéi, chaque touriste laisse en moyenne 30 g de déchets au cours de sa visite. Si on multiplie ce chiffre par le nombre de visiteurs qui viennent chaque année, soit 2,5 millions de personnes, on obtient 75 tonnes de déchets par an.

En outre, les chiens ont la fâcheuse habitude de salir les monuments. A leur décharge (partielle), les hommes sont également responsables. “I didn’t know”, je ne le savais pas, crie le touriste américain lorsqu’on lui fait remarquer qu’il est inconvenant d’uriner sur les fresques. Le problème des toilettes à Pompéi est historique. Excepté dans les trois entrées, il n’y a qu’un seul W.-C. qui fonctionne sur tout le site. Oui, un seul W.-C. sur 44 hectares, pour les 5 000 touristes quotidiens, voire 20 000 à Pâques. Ce W.-C. se trouve dans le seul bar du site, qui par ailleurs lors de notre passage n’avait plus d’eau minérale : les touristes l’achètent au noir ou dans un restaurant tout près de la villa des Mystères, qui a percé un trou dans l’enceinte et vend l’eau librement.

L’un des mythes de Pompéi consiste à dire qu’il n’y a pas d’argent. Le site perçoit pourtant 20 millions d’euros par an environ et dans ses caisses gisent, inutilisés, 50 millions de fonds européens et du ministère des Biens culturels. En attendant, tout cet argent pourrait être utilisé pour l’aménagement d’un parcours pour les handicapés : rares sont les courageux qui s’aventurent en chaise roulante sur ces épouvantables chemins caillouteux. On pourrait également augmenter le nombre de gardiens : les touristes entrent par centaines dans les monuments qui ne peuvent accueillir que dix personnes à la fois, comme le Lupanar ou les thermes du Forum. On pourrait encore accélérer les travaux de restauration de certains monuments fermés depuis des années ou inaugurer les fouilles de la partie inexplorée de Pompéi : 100 hectares de terrains utilisés par les agriculteurs à condition qu’ils ne les irriguent pas. “A Pompéi, les agriculteurs font ce qu’ils veulent”, se lamente Giuseppe Visciano, mémoire historique du site. Sur des milliers de mètres courent des tuyaux de cinquante centimètres de diamètre pour irriguer courgettes, tomates et plantes ornementales. Sans oublier les serres : une dizaine sont en construction, car elles revalorisent les terrains. Lorsque l’Etat décidera enfin de se les approprier, il devra débourser des sommes phénoménales.

360 KG D’URANIUM REJETÉS DANS L’ENVIRONNEMENT

Hier, mardi 8 juillet à 6 h 30 du matin, 30 m3 d’effluents uranifères se sont déversés dans le sol de l’usine SOCATRI, située sur l’important site nucléaire du Tricastin (1). Spécialisée dans le traitement des matériels et effluents contaminés par de l’uranium, SOCATRI est également autorisée à entreposer sur son site des déchets de faible activité à vie longue. Hier matin, pour une raison encore inconnue, c’est un des réservoirs de la station de traitement des effluents uranifères de l’usine qui a débordé. Normalement, ce débordement aurait dû être sans conséquence puisqu’une seconde cuve, dite de rétention, est prévue pour parer à tout incident, or dans le cas présent, la cuve était en travaux et plus étanche.

Au final, selon l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), “Environ 30 m3 de solution uranifère, présentant une concentration d’environ 12 grammes d’uranium par litre, se sont alors déversés sur le sol. Ces effluents se sont d’une part infiltrés dans le sol à l’intérieur même de l’établissement SOCATRI et ont d’autre part rejoint la rivière La Gaffière, puis L’Auzon, via le réseau des eaux pluviales”.

Autrement formulé, sachant que 30 000 litres ont été déversés, c’est environ 360 kg d’uranium qui ont été dispersés dans la “nature”… 
 Par mesure de précaution, des mesures de protection des populations locales ont été prises :
– interdiction de la consommation d’eau potable issue de captages privés sur les communes de Bollène, Lapalud et Lamotte-du-Rhône ;
– arrêt de l’irrigation agricole issue de la Gaffière et de l’Auzon ;
– interdiction des activités nautiques et de baignade sur les plans d’eau du Trop-Long, du Baltraces (Bollène) et des Girardes (Lapalud) ;
– interdiction de la pêche et de la consommation de poisson provenant de la Gaffière (y compris partie amont située dans la Drôme), l’Auzon, la Mayre Girarde et le lac du Trop-Long.

Mis à part les mesures ci-dessus, le discours officiel se veut dédramatisant, soulignant que sous l’effet de dilution dans les rivières la concentration en uranium est actuellement en rapide diminution et qu’en cas de consommation de poisson, l’impact sanitaire est très limité. Au niveau de la nappe phréatique entre la Gaffière et le Rhône, officiellement si aucun prélèvement n’a encore détecté sa contamination, il faudra plusieurs jours, voire semaines, avant d’être effectivement fixé sur son devenir, l’infiltration des eaux superficielles demandant du temps.

A l’inverse, pour la CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la RADioactivité), ce rejet n’est pas anodin. En effet, sur la base d’une hypothèse qui n’est absolument pas maximaliste, la commission a calculé que la fuite qui s’est produite a conduit à un rejet dans l’environnement plus de 100 fois supérieur à la limite annuelle (plus de 700 fois la limite maximale mensuelle), et qu’en terme de concentration le dépassement est plus de 6 000 fois supérieur au seuil réglementaire. Ces valeurs sur lesquelles les autorités n’ont pas crû bon communiquer aujourd’hui, sont pourtant habituellement mises en avant lors de rejets inférieurs aux limites réglementaires…

Cela dit, pour pouvoir évaluer le niveau de risque réel, la composition exacte des effluents uranifères doit être connue, or pour le moment, ni la SOCATRI, ni l’ASN ne l’ont rendu publique. Toutefois, face à la répétition récente de fuites et de rejets radioactifs sur le site, la CRIIRAD vient d’annoncer qu’elle allait porter plainte contre la SOCATRI.

NOUVELLE FUITE RADIOACTIVE SUR UN SITE D’AREVA

Une canalisation s’est rompue dans l’usine d’une filiale du géant du nucléaire implanté dans la Drôme.

La rupture d’une canalisation d’une usine implantée à Romans-sur-Isère (Drôme) a entraîné des rejets d’uranium dans l’environnement. «Les premières analyses montrent qu’il n’y a pas du tout d’impact sur l’environnement car les quantités d’uranium sont très faibles, de l’ordre de quelques centaines de grammes», a assuré l’Autorité de sûreté nucléaire. «La nappe phréatique est très éloignée et le sol est très étanche», a-t-elle précisé.

L’incident s’est produit dans l’usine FBFC, qui fabrique du combustible nucléaire pour des centrales de production d’électricité et des réacteurs de recherche. FBFC est une filiale d’Areva, le géant français du nucléaire.

Ce nouvel incident intervient quelques jours après la fuite de 74 kg d’uranium de l’usine Socatri, située sur le site du Tricastin, une autre propriété d’Areva. Le groupe a admis «un manque de coordination évident entre les équipes en charge des travaux et celles responsables de l’exploitation», et limogé le directeur de la Socatri. Ce dysfonctionnement est «à l’origine de cet incident», a reconnu Areva, dont la dirigeante, Anne Lauvergeon, doit se rendre sur place vendredi.

Interrogée sur d’éventuelles similitudes entre l’incident de la Drôme et celui du Tricastin, l’ASN a souligné qu’il s’agissait d’un incident de nature très différente. «De notre point de vue, il n’y a absolument pas de lien avec Socatri car il n’y a pas du tout d’impact sur l’environnement», a expliqué la porte-parole.

La rupture d’une canalisation d’une usine implantée à Romans-sur-Isère (Drôme) a entraîné des rejets d’uranium dans l’environnement. «Les premières analyses montrent qu’il n’y a pas du tout d’impact sur l’environnement car les quantités d’uranium sont très faibles, de l’ordre de quelques centaines de grammes», a assuré l’Autorité de sûreté nucléaire. «La nappe phréatique est très éloignée et le sol est très étanche», a-t-elle précisé.

L’incident s’est produit dans l’usine FBFC, qui fabrique du combustible nucléaire pour des centrales de production d’électricité et des réacteurs de recherche. FBFC est une filiale d’Areva, le géant français du nucléaire.

Ce nouvel incident intervient quelques jours après la fuite de 74 kg d’uranium de l’usine Socatri, située sur le site du Tricastin, une autre propriété d’Areva. Le groupe a admis «un manque de coordination évident entre les équipes en charge des travaux et celles responsables de l’exploitation», et limogé le directeur de la Socatri. Ce dysfonctionnement est «à l’origine de cet incident», a reconnu Areva, dont la dirigeante, Anne Lauvergeon, doit se rendre sur place vendredi.

Interrogée sur d’éventuelles similitudes entre l’incident de la Drôme et celui du Tricastin, l’ASN a souligné qu’il s’agissait d’un incident de nature très différente. «De notre point de vue, il n’y a absolument pas de lien avec Socatri car il n’y a pas du tout d’impact sur l’environnement», a expliqué la porte-parole.

LE BRÉSIL SE DOTE D’UN « FONDS AMAZONIEN » POUR LUTTER CONTRE LA DÉFORESTATION

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a signé vendredi à Rio un décret de création du “Fonds amazonien”, un fonds qui pourra percevoir jusqu’à 21 milliards de dollars de dons d’ici à 2021, pour investir dans la préservation de la forêt amazonienne.

“Le Brésil assumera toutes ses responsabilités face à son devoir de protéger l’Amazonie. Il revient au Brésil et à lui seul d’assumer la souveraineté sur son territoire”, a déclaré Lula en signant le document au siège de la Banque nationale de développement économique et social (BNDES).

Lula a dit que le Brésil devait faire de son environnement un atout au sein des forums internationaux.

“Aujourd’hui tout le monde comprend que dans des discussions internationales notre carte postale qui est l’Amazonie pèse; la détruire irait contre nos intérêts”, a affirmé Lula qui n’a pas épargné les critiques aux “pays riches qui parlent comme s’il étaient propriétaires de l’Amazonie”.

“Mais je peux répondre que je viens d’un pays où 64% des forêts naturelles sont sur pied, qui peut en dire autant au sein du G8″, a-t-il ajouté.

Selon la BNDES qui percevra, administrera les dons et suivra les projets, la limite des contributions pour la première année à été fixée à un milliard de dollars.

Le Fonds amazonien est destiné à des financements à fonds perdus d’actions servant à la lutte contre les déboisements. Il financera aussi des projets de préservation et de développement durable de la forêt amazonienne proposés par le ministère de l’Environnement.

D’après Eduardo de Mello, chef de la direction de l’environnement de la BNDES, plus le Brésil réussira à protéger la forêt, plus il obtiendra de ressources.

Le premier don prévu sera accordé par le gouvernement norvégien, à hauteur de 100 millions de dollars, en septembre prochain, a indiqué pour sa part le ministre de l’Environnement Carlos Minc.

M. Mello a expliqué à la presse que les éventuels donateurs ne bénéficieront pas de contrepartie telles que des exemptions d’impôts ou des crédits-carbone.

“Les dons sont volontaires et il n’existera aucune ingérence des donateurs sur l’utilisation des ressources”, a-t-il précisé .

Il a ajouté que d’autres pays, des entreprises et des banques avaient manifesté leur intérêt pour cette initiative.

Jusqu’à 20% des ressources du Fonds amazonien pourront être attribuées à des projets de préservation d’autres écosystèmes brésiliens mais aussi à d’autres pays tropicaux.

ORAGES : PLUSIEURS CENTAINES DE PERSONNES ÉVACUÉES DANS LA DRÔME ET L’ARDÈCHE

Les orages qui ont touché la Drôme et l’Ardèche samedi en milieu de journée ont provoqué des coulées de boue qui ont entraîné l’évacuation à titre préventif de plusieurs centaines de personnes et la coupure de nombreuses routes, a-t-on appris auprès des deux préfectures.

Les précipitations, très fortes en début d’après-midi, se sont progressivement réduites. La vigilance orange de Météo France a été levée à 22H00.

En Isère, l’effondrement du toit d’un magasin situé dans une zone commerciale d’Echirolles, commune voisine de Grenoble, a blessé grièvement 3 personnes, dont une fillette de 7 ans.

Selon un policier sur place, l’hypothèse la plus probable pour expliquer le sinistre serait que les évacuations d’eau du toit étaient bouchées par des détritus, ce qui aurait provoqué une accumulation d’eau pouvant être à l’originie de l’effondrement.

Dans la Drôme, sur la commune de Saint Donat, 250 personnes ont été évacuées et prises en charge localement, de même que 20 personnes à Chanos Curson, rassemblées à la salle des fêtes. A Ponsas, 15 personnes ont été évacuées et hébergées à Saint-Vallier, commune à proximité, ou par des voisins.

Dans ce département, le plus touché par la pluie, “587 demandes de secours ont été enregistrées par les sapeurs pompiers”, a indiqué la préfecture. “500 pompiers drômois et 140 véhicules sont sur le terrain, auxquels viennent s’ajouter 150 hommes en renfort des départements de l’Ain, du Vaucluse et une unité de la Sécurité civile de Brignoles”, a-t-elle précisé.

En Ardèche, la préfecture a indiqué que 300 personnes, logeant dans un camping et dans un lotissement, ont été “mises en sécurité” dans des lieux publics sur proposition des maires de Tournon et de Saint-Jean-de-Muzols. Personne n’a été évacué de force.

Sur le réseau routier, la situation était pratiquement normalisée, après la résorption des ralentissement sur sur l’autoroute A7 dans les deux sens entre Vienne et Tain L’Hermitage.

Le centre régional d’information et de coordination routière (CRICR) avait même dû diffuser des messages indiquant que l’A7 était coupée, pour décourager les automobilistes d’emprunter l’axe et les inciter à passer par Grenoble, sans toutefois interrompre la circulation.

Sur la RN7, la circulation est également rétablie mais des difficultés subsistaient.